Serge

San martino

Italie : La course de Trofeo Kima

San Martino, niché au cœur du Val Masino, est un village qui impressionne dès l’arrivée. Les montagnes surgissent brusquement du sol, avec des sommets aiguisés qui semblent défier les lois de la gravité. On ressent immédiatement cette sensation d’immensité et de solitude qu’offre la haute montagne. Depuis le village, plusieurs vallées s’ouvrent à l’exploration, chacune avec son propre caractère. Certaines sont verdoyantes et parsemées de ruisseaux, d’autres sont plus minérales, avec des parois abruptes et des pierriers qui font le bonheur des randonneurs et des grimpeurs. Un matin, je me suis levé tôt pour partir en randonnée vers le Val di Mello. C’est une vallée célèbre pour ses immenses dalles de granit qui attirent les passionnés d’escalade du monde entier. L’endroit est souvent comparé à un « petit Yosemite » européen, et je comprends vite pourquoi. En avançant dans la vallée, j’entends le cliquetis des mousquetons et les voix des grimpeurs qui s’encouragent depuis les parois. Le sentier serpente entre des blocs rocheux recouverts de mousse, longe des cascades rafraîchissantes et offre des points de vue incroyables sur les sommets environnants. Un petit lac d’un bleu limpide apparaît au détour d’un virage, parfait pour tremper les pieds après plusieurs heures de marche. Randonnées et activités outdoor Au-delà du Val di Mello, la région offre une multitude de randonnées, allant de la simple promenade aux ascensions techniques. Un des itinéraires incontournables mène au Passo del Cameraccio, un col situé à plus de 2700 mètres d’altitude. Le sentier traverse des alpages, puis grimpe progressivement jusqu’à un paysage plus rocailleux où la neige peut persister en plein été. Une fois au sommet, la vue sur les sommets enneigés des Alpes lombardes est spectaculaire. Pour les amateurs de sensations fortes, les parois de Val Masino sont un terrain de jeu idéal. L’escalade traditionnelle y est reine, avec des voies qui nécessitent une bonne maîtrise des techniques de progression et une dose de sang-froid. En discutant avec un grimpeur local, j’ai appris que certaines voies ici étaient ouvertes par des alpinistes légendaires et qu’elles continuent d’attirer ceux qui recherchent des défis authentiques. Où dormir ? San Martino propose plusieurs options d’hébergement, allant des hôtels aux campings. Le camping Sasso Remenno est une bonne solution pour ceux qui veulent rester en pleine nature tout en ayant un accès facile aux sentiers de randonnée et aux falaises d’escalade. Les hôtels du village offrent plus de confort, mais à un tarif plus élevé. Un soir, après une longue journée de marche, je me suis arrêté dans une auberge locale pour déguster une polenta accompagnée de fromages de montagne et d’un verre de vin rouge. L’ambiance chaleureuse, avec les discussions animées des randonneurs et des grimpeurs échangeant leurs expériences, a ajouté une touche parfaite à la journée. Le Trofeo Kima : Une course d’exception Le Trofeo Kima est bien plus qu’une simple course de montagne. C’est une véritable légende du skyrunning, une épreuve qui fait rêver les passionnés d’ultra-trail et de haute montagne. Avec ses 52 km et 4200 mètres de dénivelé positif, elle traverse des cols abrupts, des crêtes effilées et des sentiers où chaque pas demande une attention constante. Il ne s’agit pas d’un simple trail, mais d’un défi où l’engagement physique et mental est total. Lorsque je suis arrivé sur la ligne de départ, l’atmosphère était électrique. Les coureurs, venus du monde entier, échangeaient des regards complices, conscients de l’épreuve qui les attendait. Le départ donné, la course démarre par quelques kilomètres de route, avant que les choses sérieuses ne commencent : une montée raide qui met tout de suite les jambes à l’épreuve. Très vite, on se retrouve au cœur du terrain technique typique du Kima : blocs de granit, sentiers escarpés et passages équipés de chaînes pour sécuriser les ascensions les plus exposées. Un parcours exigeant et des paysages à couper le souffle Le premier grand col à plus de 2500 mètres d’altitude donne déjà le ton. À peine a-t-on soufflé que la descente s’engage sur un sentier instable, entre pierriers et névés résiduels. Chaque vallée traversée semble offrir un paysage totalement différent : ici un cirque glaciaire austère, là un plateau verdoyant où quelques bouquetins paissent tranquillement, indifférents au passage des coureurs. Le ciel limpide de cette journée d’été ajoute à la magie du moment. À mi-parcours, les ravitaillements sont rares et minimalistes. Je remplis mes gourdes dans un ruisseau cristallin, en profitant de cette pause pour lever les yeux vers les crêtes acérées qui dominent la vallée. Il ne faut pas s’attarder trop longtemps : la course impose un rythme soutenu et seul un temps inférieur à 10 heures permet d’être considéré comme finisher. Les moments forts de la course Un des passages les plus impressionnants du Trofeo Kima est sans doute la traversée du Passo Qualido, à près de 2900 mètres d’altitude. Ici, le sentier disparaît presque, laissant place à une progression entre dalles rocheuses et passages aériens. L’altitude se fait sentir, et chaque pas demande un effort supplémentaire. Pourtant, malgré la difficulté, l’adrénaline et la beauté du paysage effacent la fatigue. Dans les derniers kilomètres, la descente vers San Martino est un véritable test pour les jambes. Après tant d’heures d’effort, chaque pierre semble vouloir jouer un mauvais tour. Mais l’arrivée approche, portée par les encouragements des spectateurs massés sur le dernier tronçon du parcours. Enfin, la ligne d’arrivée est là. Un mélange de soulagement et de fierté envahit chaque coureur qui franchit ce dernier défi. Bilan du Trofeo Kima et découverte du Val Masino Le Trofeo Kima est une course à part. Elle demande une préparation sérieuse, une vraie connaissance de la haute montagne et une bonne dose de ténacité. Mais au-delà de la performance sportive, c’est avant tout une immersion dans un décor exceptionnel, où la nature impose ses règles. En terminant cette épreuve, je me suis dit que peu de courses offrent une telle intensité et un tel sentiment d’accomplissement. Mais Val Masino ne se résume pas à cette course mythique. Après l’effort, j’ai pris le temps d’explorer

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Exploration norvégienne : de la mine de diamants à Lillehammer, entre histoire et nature

Après une nuit calme et reposante dans un petit lodge à l’écart de Lillehammer, je me réveille avec l’excitation de découvrir un peu plus de la Norvège, loin des sentiers battus et sa capitale Oslo. Le programme d’aujourd’hui : une ancienne mine de diamants abandonnée, un musée en plein air qui semble sortir tout droit d’un conte, et une immersion dans l’histoire olympique de Lillehammer. Ce genre de journée, c’est exactement ce que je recherche. Une plongée sous terre dans une mine de diamants abandonnée Le matin commence par un road-trip tranquille à travers les forêts norvégiennes. Il fait frais, l’air est vif et la route serpente entre les montagnes, avec des paysages qui changent à chaque virage. Ma destination ? Une ancienne mine de diamants qui n’est plus exploitée. C’est un lieu vraiment particulier, un vestige d’une époque où l’exploitation minière prospérait ici, avant que tout ne s’arrête brusquement. Je me retrouve devant un tunnel en ruines, entouré de rochers et de végétation sauvage. La mine, aujourd’hui fermée, est un terrain de jeu idéal pour les amateurs d’histoire et de nature. J’explore les alentours, les murs de pierre moussés et l’entrée sombre du tunnel qui rappelle que cet endroit était autrefois un centre d’activité intense. C’est étrange de se tenir là, à quelques pas de ce qu’était un lieu florissant, mais maintenant envahi par la nature. Les Norvégiens ont su garder cet endroit à l’abandon, tout en le préservant dans son authenticité. Pas de panneaux touristiques, juste la tranquillité et la sensation de se retrouver seul avec l’histoire. J’aime cette atmosphère presque mystique qui se dégage de l’endroit. Je prends un moment pour m’arrêter, m’asseoir sur une pierre et profiter du silence. Je suis seul, à part quelques oiseaux qui survolent le ciel. C’est à ce genre de moment que la Norvège m’envoûte : une nature sauvage, implacable et belle, mais aussi pleine de souvenirs de la vie humaine qui s’y est ancrée. Le musée Maihaugen : une fenêtre ouverte sur l’histoire norvégienne Après cette exploration sous terre, direction Maihaugen, un musée en plein air qui me plonge dans l’histoire rurale de la Norvège. Je suis toujours impressionné par ce type de musée, où les bâtiments historiques sont préservés et restaurés pour offrir une immersion dans le passé. Ici, à Maihaugen, c’est un véritable voyage dans le temps. Des maisons de fermiers, des étables et des magasins d’époque sont disséminés dans un cadre verdoyant, et je me sens comme un voyageur dans un autre siècle. J’explore les maisons typiques en bois, les anciennes granges et les échoppes qui racontent le quotidien des Norvégiens d’antan. Il y a quelque chose de fascinant à se promener dans ces lieux, où l’on peut imaginer le rythme de vie d’autrefois, fait de travail agricole et de rapports simples avec la nature. Il y a même un petit coin où les enfants peuvent faire des activités artisanales, et ça me rappelle mes propres moments d’enfance à jouer dehors, à construire des cabanes et à explorer. Je prends le temps de m’asseoir dans une vieille grange qui a été restaurée, de respirer l’air frais et de regarder les champs autour. Un guide local m’explique que ces bâtiments étaient des symboles d’une époque où la Norvège était bien plus isolée, et où la vie dépendait beaucoup de la nature. Je suis toujours fasciné par la façon dont les Norvégiens ont su préserver leur patrimoine et le rendre accessible, tout en gardant ce côté authentique. Lillehammer et son tremplin olympique : frissons garantis ! L’après-midi arrive et je me dirige maintenant vers Lillehammer, un lieu mythique pour les amateurs de sport et d’aventure. Lillehammer, site des Jeux olympiques d’hiver de 1994, est un endroit parfait pour les amateurs de sensations fortes, et le tremplin de saut à ski est un monument incontournable. Dès que j’arrive, je suis frappé par la grandeur de l’endroit. Le tremplin se dresse là, imposant, et je ne peux m’empêcher de lever la tête pour admirer la hauteur vertigineuse. Rien que de le regarder me donne des frissons. Je décide de m’approcher du sommet. Il y a un petit téléphérique qui permet de monter jusqu’à la plate-forme du tremplin, et même si je ne me lance pas dans un saut, l’expérience reste impressionnante. La vue depuis le sommet est à couper le souffle. On peut apercevoir la vallée en contrebas, et je me laisse un instant porter par la grandeur du paysage. Si vous aimez l’aventure, la montagne et les défis, ce site est un véritable terrain de jeu. Je prends quelques photos, discute avec des locaux qui sont venus ici pour faire un peu de sport ou simplement profiter du panorama. Il est fascinant de voir comment ce lieu mythique est devenu un centre de loisirs tout en conservant son esprit olympique. Le tremplin, aujourd’hui encore, semble incarner l’essence de la Norvège : une nature brute, des défis à relever et une histoire pleine de passion. Conclusion : entre histoire et nature sauvage, une journée pleine d’aventure Je termine ma journée en retournant à mon hébergement, l’esprit rempli de tout ce que j’ai vu. Cette sortie a été un véritable mélange d’aventure, de culture et d’histoire. La mine abandonnée m’a offert une plongée dans le passé, le musée Maihaugen m’a fait découvrir un autre aspect de la Norvège rurale, et le tremplin de Lillehammer m’a rappelé la force de cette nature qui pousse les hommes à se dépasser. La Norvège continue de me surprendre à chaque étape, et je me réjouis de découvrir ce que la suite du voyage me réserve. Une chose est sûre : cette première journée entre histoire et nature m’a laissé un goût de liberté, et je suis prêt pour les prochaines aventures.

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Dormike Oslo

Ma visite de Oslo

Je débarque à Oslo en milieu d’après-midi. Le soleil semble déjà bien bas, mais en Norvège, c’est un peu la norme. La ville s’étend tranquillement au fond d’un immense fjord, donnant à la capitale norvégienne une atmosphère à mi-chemin entre ville et nature sauvage. C’est exactement ce que j’aime : pas trop citadin, mais quand même animé, le tout avec ce petit côté aventure nordique qui donne envie de sortir immédiatement explorer les environs. Sac sur le dos, chaussures de rando aux pieds (je les quitte rarement, même en ville), je commence à parcourir les rues. Première étape : le quartier autour de la cathédrale, la fameuse Domkirken. Domkirken Je ne suis pas très porté sur les édifices religieux, mais celui-là vaut le coup d’œil avec ses bas-reliefs incroyablement détaillés. En examinant de près, je croise une famille norvégienne dont le père tente péniblement d’expliquer à ses enfants l’histoire du bâtiment. Pas sûr que les petits soient passionnés par la leçon d’histoire, mais je leur souris en passant, amusé par la scène. L’opéra Je continue vers le front de mer en direction de l’opéra. Je l’avais repéré bien avant le voyage. Il paraît que c’est inspiré de l’opéra de Sydney, mais avec une touche nordique bien plus brute. Ce qui frappe en arrivant, c’est cette impression que le bâtiment émerge de la mer. Un vrai iceberg en béton blanc sur lequel on peut carrément marcher. L’endroit sert de plage l’été, de piste de ski l’hiver, bref : typiquement norvégien, polyvalent et fonctionnel, avec une vue imprenable sur le fjord. Je grimpe sur le toit, profitant de la lumière dorée du soir. J’engage la conversation avec une jeune fille installée là avec son thermos de café (équipement indispensable en Norvège, visiblement). Elle s’appelle Hanna, est étudiante en biologie marine, et m’explique en riant que la sculpture flottante devant nous, appelée « She Lies »,ressemble à un iceberg échoué mais est surtout là pour empêcher les paquebots d’approcher trop près de l’opéra. Un détail pratique déguisé en œuvre d’art, encore une fois typiquement norvégien. Elle me conseille aussi d’aller jeter un œil aux quartiers alentours, car c’est là qu’on sent le vrai Oslo, pas celui des cartes postales. Je prends bonne note et la remercie avant de poursuivre ma balade. Balade urbaine entre Palais Royal, rencontres locales et premières impressions norvégiennes Le soleil descend vraiment maintenant, projetant ses derniers rayons sur les façades vitrées. Je fais quelques photos puis je décide de marcher vers Karl Johans gate, la rue principale. Ça grouille gentiment de vie, tout en restant calme et détendu. Des skateurs font des figures devant des statues historiques, créant un contraste improbable mais fascinant. Je passe devant le Parlement, un imposant bâtiment à l’architecture sobre mais puissante. À ma grande surprise, tout est accessible ici. Même le Palais Royal, vers lequel je me dirige maintenant, semble presque ouvert à tous les vents. On peut s’approcher très facilement du bâtiment, presque trop facilement. En France, j’aurais déjà croisé dix policiers ou militaires. Ici, rien, juste quelques touristes japonais prenant des selfies devant un garde qui ne bouge pas d’un millimètre. Sur le chemin du retour, je m’arrête pour manger un morceau dans une petite échoppe où on vend des sandwiches garnis de saumon fumé maison (forcément). Le type derrière le comptoir, Erik, engage la conversation quand il voit mon sac à dos. Il me parle aussitôt de ses endroits préférés pour faire du bivouac autour d’Oslo, et on échange des astuces sur le matériel de survie. J’adore cette facilité à parler de nature et d’aventure avec les Norvégiens ; on sent que c’est profondément inscrit dans leur culture. Je termine la journée en retournant sur le quai, face à l’opéra, pour profiter une dernière fois de la vue nocturne sur le fjord éclairé par les lumières douces de la ville. Un couple âgé passe lentement devant moi, main dans la main, en me lançant un sourire paisible. Je leur rends le geste, appréciant ce calme typiquement scandinave. Le froid commence à se faire sentir, mais honnêtement, je suis déjà conquis. Oslo n’est peut-être qu’une introduction, mais cette première journée annonce parfaitement la couleur : des rencontres simples et chaleureuses, une ville qui vit harmonieusement avec la nature, et surtout, cette promesse d’aventures sauvages qui m’attendent au-delà des murs urbains. Demain, direction Bygdoy et ses Vikings, et une immersion encore plus profonde dans la Norvège que j’aime tant. Ça ne fait que commencer. Les photos de ma journée :

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Cratère de maragua

Randonnée du cratère de Maragua, vers sucre en Bolivie

Vous êtes à Sucre et vous cherchez une belle aventure à pied, loin des sentiers battus ? La randonnée du cratère de Maragua est une expérience incroyable pour plonger dans les paysages boliviens et traverser des villages isolés. C’est un trek de deux jours, assez accessible, que j’ai réalisé en août, en pleine saison sèche, avec mon sac sur le dos et la tente dans le sac, prêt à camper si besoin. Ce qui m’a plu ? Le fait d’être seul sur les chemins, au milieu de paysages colorés et parfois lunaires, et de pouvoir observer la vie locale, loin des circuits touristiques classiques. Comment se rendre au cratère de Maragua Depuis Sucre, il faut se rendre au rond-point de l’aigle (vous ne pouvez pas le rater, avec sa grande statue). C’est de là que partent les minibus vers Potolo. Mais avant Potolo, il faut demander au chauffeur de s’arrêter à la chapelle de Chataquilla. Le trajet coûte 10 bolivianos par personne et dure environ 1h30 à 2h selon les arrêts. J’ai pris le premier départ du matin, vers 8h30, pour pouvoir profiter de la journée sans me presser. Une fois à la chapelle, le chemin commence juste derrière, au niveau du fameux chemin des Incas. Que prévoir pour ce trek en autonomie Avant de partir, j’ai fait un petit tour au marché central de Sucre pour acheter tout ce qu’il fallait : des fruits secs, du pain, du fromage, des barres de céréales et surtout beaucoup d’eau (comptez au moins 2-3 litres par jour, il fait chaud la journée et il n’y a pas de point d’eau jusqu’à Maragua). Pour la nuit, j’avais prévu mon duvet bien chaud car même en août, les nuits sont glaciales (on est quand même à plus de 3 000 mètres d’altitude). J’avais aussi une tente légère, mais finalement j’ai pu dormir dans une auberge à Maragua. Je vous conseille aussi de télécharger Maps.me : c’est l’outil indispensable pour ne pas vous perdre, car au-delà de certains points, il n’y a plus de vrai chemin tracé, et suivre le GPS m’a clairement sauvé quelques fois ! Jour 1 : De Chataquilla à Maragua, une immersion entre montagnes et cratère Le chemin des Incas Le départ se fait par un ancien chemin pavé, appelé chemin des Incas. Il monte puis descend en larges marches irrégulières, avec une vue superbe sur les montagnes autour. Ces marches, même si une partie a été rénovée, donnent une impression de remonter le temps. J’y ai croisé un berger avec son troupeau de moutons, un moment suspendu où j’ai pris le temps d’échanger quelques mots (en espagnol approximatif !) sur la météo et la vie du coin. Après environ 4,5 km, vous arrivez au village de Chaunaca. Ici, il faut s’acquitter d’un péage de 10 bolivianos pour continuer. Vers Maragua : sur les pistes poussiéreuses Après Chaunaca, le chemin devient une piste plus large, parfois un peu monotone mais les paysages restent impressionnants : montagnes rouges, formations rocheuses ondulées et collines sculptées par le vent. À mi-chemin, au petit hameau de Ork’o K’asa, on paie un second droit de passage (10 bolivianos). Un peu plus loin, j’ai pris une pause pour grignoter et admirer la vallée qui s’ouvre en contrebas. Après environ 12 km sur cette piste, on atteint enfin Maragua, un village situé au cœur du fameux cratère. À ce moment-là, la vue est saisissante : une immense couronne rocheuse en cercle parfait vous entoure, avec les petites maisons en terre battue nichées au centre. Soirée à Maragua Maragua est minuscule, mais on trouve quelques hébergements. J’ai eu la chance de tomber sur une dame qui tenait un petit hospedaje familial : une chambre simple, mais avec des couvertures épaisses et surtout un repas chaud (soupe et pommes de terre). Franchement, après 18 km de marche et une journée au soleil, c’était royal. Le tout pour 40 bolivianos la nuit avec petit-déjeuner, et 10 bolivianos pour le repas du soir. Pour ceux qui préfèrent camper, il y a de la place aux abords du village, mais attention aux nuits très froides. Et pour les petites provisions, quelques maisons font office d’épicerie : j’ai acheté de l’eau et quelques biscuits pour le lendemain. Sur maps.me, ces « boutiques » sont bien indiquées, même si elles ne paient pas de mine ! Bonus : le point de vue au coucher du soleil Avant de dîner, je suis monté sur une petite colline derrière le village (indiquée aussi sur Maps.me). La montée est courte, mais la vue vaut vraiment le détour : toute la cuvette du cratère, avec le soleil couchant qui colore les roches en rouge et orange. Un de ces moments qui me font adorer le voyage : seul, dans un endroit reculé, avec un panorama incroyable. À ce moment-là, j’ai pris conscience d’être loin, vraiment loin de tout. C’est ce genre d’instant qui reste en tête longtemps après le retour. Jour 2 : De Maragua à Potolo, entre traces de dinosaures et paysages lunaires À la recherche des empreintes de dinosaures Le lendemain matin, après un petit déjeuner copieux (du pain maison et un thé bien chaud), je suis parti vers les empreintes de dinosaures de Niñu Mayu. Comptez environ 7 km pour y accéder. Ici aussi, il faut être attentif au GPS car il n’y a pas de vrai chemin. Mais une fois sur place, on découvre des traces de pas énormes, bien conservées dans la roche. Une dizaine d’empreintes alignées, comme figées dans le temps. J’ai payé 10 bolivianos à une dame qui veille sur le site. Le plus fou, c’est le décor autour : des falaises rayées de couches géologiques, comme un millefeuille de pierre. Traversée jusqu’à Potolo Après les traces de dinosaures, direction Potolo. Là, c’est le moment où le GPS devient indispensable : on traverse des champs, on grimpe et on descend sans vrai sentier. Parfois, j’ai dû franchir de petits murets de pierre, et même sauter par-dessus un ruisseau à sec. Mais quel plaisir

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japon

Voyage : partez avec moi en road trip au Japon

Mon road trip au Japon aura duré 24 jours. J’ai parcouru en tout 2150 km en van, une belle aventure au pays du Soleil Levant. Ce qui m’a le plus marqué, ce n’est pas tant le choc culturel, mais plutôt la bienveillance et la courtoisie des Japonais. Le respect est omniprésent, et ça se ressent à chaque interaction. J’ai découvert des paysages incroyables, des villes vibrantes et des coins plus sauvages où j’ai pris le temps de me perdre. Voici le récit de mon itinéraire, avec les endroits qui m’ont le plus marqué. Quand faire un road trip au Japon ? Le Japon se visite toute l’année, mais le climat varie beaucoup selon les saisons. L’été est chaud et humide, avec des températures dépassant souvent les 35°C. J’y suis allé en août, et la chaleur était parfois pesante, surtout en ville. Heureusement, la nature offre de nombreux refuges plus frais, entre montagnes et forêts. À l’inverse, l’hiver peut être rude dans certaines régions, notamment dans les Alpes japonaises où la neige recouvre tout. Pour un road trip optimal, le printemps et l’automne sont idéaux : températures agréables, floraison des cerisiers au printemps et couleurs flamboyantes en automne. Comment faire un road trip au Japon ? Van ou voiture ? J’ai opté pour la location d’un van, un choix économique et pratique qui m’a offert une liberté totale. En plus du transport, il m’a servi d’hébergement et parfois même de cuisine. Certes, le confort est sommaire, mais le plaisir de s’endormir dans des coins perdus en pleine nature compense largement. Pour ceux qui préfèrent plus de confort, louer une voiture et dormir en hôtel ou en camping est une bonne alternative. Conduire au Japon La conduite se fait à gauche, ce qui demande un petit temps d’adaptation. Heureusement, le réseau routier est excellent et les conducteurs très respectueux. Une anecdote : lors d’un arrêt dans un petit village, j’ai laissé mes lunettes de soleil sur un banc en bois. Une heure plus tard, en revenant par hasard sur mes pas, elles étaient toujours là, posées exactement au même endroit. Le Japon est sans doute l’un des pays où l’on peut être le plus serein quant à ses affaires. Itinéraire de mon road trip au Japon Tokyo, la mégalopole fascinante Avant de récupérer mon van et après l’avoir rendu, j’ai passé quelques jours à Tokyo. Cette ville est un mélange de modernité et de traditions, où chaque quartier a son ambiance propre. Le célèbre carrefour de Shibuya est impressionnant à voir, tout comme les ruelles pleines de boutiques de Harajuku. Un de mes endroits préférés a été Asakusa, avec son temple Senso-ji entouré de lanternes et de petites échoppes. Autre passage obligé : Akihabara, royaume des jeux vidéo et des mangas. Même sans être fan, l’ambiance y est unique. Le Mont Fuji et la région des cinq lacs Impossible de faire un road trip au Japon sans aller voir le Mont Fuji. J’ai fait son ascension par la voie Gotemba, réputée pour être la plus difficile. L’effort était intense, mais le spectacle au sommet au lever du soleil en valait largement la peine. L’un des moments les plus magiques de mon voyage. Aux alentours, les cinq lacs offrent des points de vue magnifiques sur le volcan, et les onsen de la région permettent de se détendre avec une vue imprenable. Fuji-Q Highland, sensations fortes au pied du Mont Fuji Un peu par hasard, j’ai fini par passer une journée au Fuji-Q Highland, un parc d’attractions réputé pour ses montagnes russes record. Ce n’était pas prévu dans mon itinéraire, mais en discutant avec un groupe de jeunes Japonais dans un izakaya la veille, ils m’ont convaincu d’y aller. Résultat : une journée remplie d’adrénaline avec des attractions folles et des vues incroyables sur le Mont Fuji en toile de fond. Nagoya et son château Nagoya est souvent boudée par les voyageurs, mais son château vaut le détour. À l’entrée, on est accueilli par des ninjas en démonstration. L’intérieur du château abrite un musée intéressant sur l’histoire des shoguns. Depuis le dernier étage, la vue panoramique sur la ville est superbe. Le parc autour du château est agréable pour une pause, avec ses petits sentiers et ses cerisiers. Nara et ses cerfs en liberté À Nara, les cerfs se promènent librement dans la ville et n’hésitent pas à quémander de la nourriture aux visiteurs. J’en ai fait l’expérience en achetant des biscuits dédiés : en une seconde, trois cerfs m’encerclaient et l’un d’eux a carrément essayé de fouiller dans mon sac. En dehors de cette rencontre amusante, la ville abrite de nombreux temples impressionnants, notamment le Todai-ji avec son immense Bouddha en bronze. Mitarai Valley, un coin de nature paisible Située en pleine nature, la vallée de Mitarai est un endroit agréable pour une pause loin des grandes villes. On y trouve des cascades, des bassins d’eau cristalline où l’on peut se rafraîchir et des petits sentiers de randonnée serpentant à travers la forêt. J’y suis allé un week-end, ce qui signifiait une présence plus marquée des locaux en quête de fraîcheur. Malgré cela, l’endroit restait paisible, surtout en s’éloignant un peu des points d’accès principaux. J’ai même croisé un vieil homme qui pêchait à la mouche dans la rivière et qui m’a offert un petit poisson séché en guise de bienvenue. La cascade de Nachi, une merveille naturelle Avec ses 133 mètres de hauteur, la cascade de Nachi est la plus haute du Japon. Elle est particulièrement impressionnante à voir, surtout au lever du soleil, quand la lumière du matin éclaire l’eau en contrebas. Juste à côté, le sanctuaire de Kumano Nachi Taisha, avec ses bâtiments rouge vif entourés de cyprès géants, offre un cadre parfait pour une balade. J’y suis allé tôt pour éviter les foules, et j’ai eu la chance de profiter du calme du lieu avec seulement quelques locaux venus prier. Le cimetière de Koya, un lieu mystique Le cimetière d’Okunoin, situé sur le mont Koya, est sans doute

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aurore boréal

Nos meilleurs conseils pour un road trip en Norvège l’hiver

Après avoir exploré la Norvège en été, notamment les Lofoten et le nord autour de Tromsø, j’avais une envie qui me trottait dans la tête depuis un moment : y retourner en plein hiver pour vivre cette ambiance arctique dont tout le monde parle. Avec ma compagne, on a sauté le pas en février, décidés à découvrir la magie des aurores boréales et ces paysages glacés dignes d’un décor de film. Pour vraiment en profiter, on a loué une voiture et on s’est éloignés des sentiers battus pour explorer Senja et les Lofoten, loin de la foule de Tromsø. Et franchement, on n’a pas été déçus. Quand voir des aurores boréales en Norvège Si vous rêvez comme moi de voir ces fameuses lumières danser dans le ciel, sachez que la meilleure période s’étend de novembre à mars. En février, on avait des nuits longues, parfaites pour scruter le ciel. Petite astuce : essayez de partir quand la lune est petite ou absente, car plus il fait sombre, plus les aurores sont visibles. Il existe d’ailleurs des applis pour suivre les prévisions d’aurores, même si honnêtement, c’est surtout une question de chance et de météo (on a passé quelques soirées sous les nuages à attendre pour rien…). Mais quand elles apparaissent, quel spectacle ! Un soir, alors qu’on pensait encore rentrer bredouilles, le ciel s’est soudain embrasé de verts et de violets. Je n’oublierai jamais ce moment où on s’est retrouvés seuls au bord d’un fjord glacé, à hurler de joie en voyant ces lumières onduler au-dessus de nous. Comment organiser ses journées pendant un road trip en Norvège l’hiver En février, les journées sont courtes : lever du jour vers 10h, nuit qui tombe vers 16h. Mais la lumière est sublime ! Imaginez : un lever de soleil qui s’étire pendant des heures avec des teintes rosées sur la neige et les montagnes. Un rêve pour les photos. On avait nos petites habitudes : départ vers 10h après un bon petit déjeuner scandinave, pause déjeuner en mode pique-nique avec les produits locaux (énormes fans des salades prêtes à composer dans les supermarchés norvégiens !), et après-midi balades et explorations. On avait glissé nos raquettes dans nos sacs, ce qui nous a permis de partir sur des chemins enneigés où on ne croisait pas âme qui vive. Un souvenir marquant : une balade en raquettes sur les hauteurs de Senja avec une vue incroyable sur les fjords, seuls au monde, le vent qui souffle et le soleil rasant qui embrase les sommets enneigés. Vers 16h, on rejoignait nos hébergements pour se réchauffer et manger un bon plat chaud avant de repartir en mode « chasse aux aurores » dès la nuit tombée. Ces soirées faisaient partie intégrante de l’aventure : scruter le ciel en buvant un café bien chaud, parfois frigorifiés, mais avec l’espoir de voir le ciel s’illuminer. Conduire pendant un road trip en Norvège l’hiver La première fois qu’on a pris la voiture à Tromsø, je dois avouer que je n’étais pas hyper rassuré. Tout était recouvert de glace, et je me suis demandé comment j’allais gérer ça. Mais les voitures de location sont toutes équipées de pneus cloutés, et franchement, on s’habitue vite. La neige est parfaitement damée, les chasse-neige passent en permanence et au bout de 30 minutes, on roulait déjà comme si de rien n’était, à condition de garder ses distances et d’y aller mollo dans les virages. Un petit détail à ne pas négliger : quand il neige beaucoup, la neige fond sur le pare-brise et gèle direct sur les essuie-glaces. On a eu quelques moments où on voyait presque plus rien, donc toujours avoir un grattoir et du liquide lave-glace spécial hiver (celui qui ne gèle pas) à portée de main. Mais globalement, conduire là-bas, c’est une aventure qui ajoute du piment au voyage, et rouler entre ces montagnes et ces fjords gelés, c’est juste grandiose. Notre parcours de road trip en Norvège l’hiver On a atterri à Tromsø, et après une courte visite de la ville (que je vous conseille quand même de faire plus longuement que nous), on a pris la route vers Senja. Senja, c’est un petit bijou encore préservé, sauvage, avec des montagnes plongeant dans la mer, surtout du côté ouest. En hiver, les routes sinueuses bordées de neige, les petits villages endormis et les sommets blancs sont d’une beauté à couper le souffle. Je me souviens d’un lever de soleil à Gryllefjord, avec les premiers rayons qui teintent la neige en rose, un silence total, et juste le bruit de la glace qui craque sous nos pas… Un moment suspendu. Après Senja, on a mis le cap sur les Lofoten. Et là, le choc visuel. Même en ayant déjà visité l’été, j’ai eu l’impression de redécouvrir les îles. Les villages de pêcheurs comme Reine ou Nusfjord sont encore plus beaux sous la neige. On s’est arrêtés dans chaque petit port pour admirer les cabanes rouges (les rorbuer), souvent les pieds dans l’eau gelée, avec en fond les montagnes acérées. On a fait quelques balades autour de Ramberg Beach, une plage de sable blanc complètement recouverte de glace, avec la mer turquoise qui tranche avec les montagnes sombres. Incroyable. Les logements de notre road trip en Norvège l’hiver On a alterné entre maisons traditionnelles louées sur place et petites cabanes cosy. À Senja, on a trouvé une pépite : une maison en bois, avec sauna privé et un poêle à bois, au bord d’un lac gelé. Imaginez : sortir du sauna en pleine nuit et voir, au loin, les aurores commencer à apparaître… Un moment hors du temps qu’on n’est pas près d’oublier. Pour les Lofoten, on a dormi dans un ancien rorbu (cabane de pêcheur rénovée), super chaleureux, et parfait pour cuisiner nos repas (parce que la Norvège, c’est cher, surtout au resto !). Petit conseil : réservez tôt, surtout si vous allez à Tromsø, car tout est vite complet. Pour notre dernière nuit là-bas, on s’est retrouvés à devoir

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Traversée de Madère à pieds : Le meilleur itinéraire

Traverser Madère à pied, c’est un rêve que j’avais depuis longtemps. Ce genre de défi nature que j’adore : partir en autonomie avec la tente sur le dos, découvrir les montagnes, les levadas perchées, et dormir là où le soleil se couche. J’avais prévu de le faire en une petite semaine, mais finalement, porté par l’envie et la beauté des paysages, j’ai bouclé le périple en 4 jours. Au total, environ 145 km et 6 387 m de dénivelé positif. Un sacré morceau, mais quel plaisir ! Quand partir pour traverser Madère ? Pour les amoureux de randonnée comme moi, Madère est praticable de mars à octobre. Mais si vous aimez voir les montagnes recouvertes de fleurs, visez mai ou juin. De mon côté, j’y suis allé en août. Résultat : les journées étaient longues, parfaites pour la marche, et même en altitude il faisait bon (sauf la nuit, j’en reparlerai). En plaine, 23 à 25°C, et en montagne, ça peut tomber autour des 10°C la nuit, donc attention au sac de couchage trop léger. En tout cas, un vrai bonheur de randonner sous ce climat subtropical, même si les sommets se couvrent vite de brouillard en fin d’après-midi. Comment venir à Madère ? J’ai pris l’avion pour arriver à Funchal. En cherchant bien, il y a des vols directs à prix raisonnables depuis la France, mais le plus souvent on passe par Lisbonne ou Porto avec TAP Portugal. Pour le budget, en plein été, j’ai trouvé un aller-retour à moins de 300 €, mais hors saison, on peut tomber sur de bien meilleurs prix. Où dormir quand on traverse Madère ? Pour moi, c’était en mode aventure : tente et bivouac la plupart du temps. L’idée, c’était de pouvoir dormir n’importe où sur la route, selon les jambes du jour. Alors évidemment, il y a des spots incroyables avec vue sur la mer ou nichés au cœur des montagnes, mais parfois on se retrouve à dormir un peu où on peut, en essayant de rester discret. C’est ça aussi, la liberté du bivouac. Après l’arrivée à Porto Moniz, j’avais besoin d’un bon lit et d’une douche chaude : j’ai trouvé une petite pension simple mais confortable avec vue sur l’océan, parfait pour se poser et savourer un repas bien mérité (et une poncha, boisson locale à base de rhum, miel et citron, pour fêter ça). Enfin, avant de repartir, j’ai passé deux nuits à Funchal, où j’avais réservé un petit hôtel sympa, bien placé pour explorer la ville et surtout proche du marché pour goûter aux fruits exotiques. Mon parcours pour traverser Madère en 4 jours Jour 1 : De Machico à l’entrée des montagnes (43 km) Je suis parti depuis Machico, une ville du sud-est de l’île, en direction de Porto da Cruz. À la base, je voulais démarrer encore plus à l’est, à la pointe de São Lourenço, mais finalement j’ai préféré garder des forces pour la suite. La première partie suit des levadas (ces fameux canaux d’irrigation bordés de chemins) bien entretenues, accrochées aux flancs de montagne, offrant des vues vertigineuses sur la mer. J’ai traversé de superbes paysages verdoyants, et même croisé un vieux monsieur qui cultivait son jardin accroché à la falaise : il m’a lancé un « bom caminho » en souriant, et ça m’a donné un coup de boost pour continuer. Arrivé à Porto da Cruz, j’ai eu un bon moment de doute : je n’arrivais pas à trouver le bon chemin pour continuer, et j’ai tourné un moment avant de me repérer grâce à une grande route qui m’a servi de point de repère. Après ça, j’ai grimpé dans les montagnes pour trouver un endroit tranquille pour poser ma tente, avec une vue incroyable sur les sommets que j’allais affronter le lendemain. Jour 2 : Les montagnes et Pico Ruivo dans les nuages (38 km) Ce deuxième jour a été bien plus dur. Les chemins que j’ai pris étaient pour beaucoup à moitié oubliés, parfois envahis par la végétation. Et puis cette brume épaisse qui a accompagné toute la montée au Pico Ruivo, le sommet de l’île à 1 862 m. Je rêvais d’une vue dégagée sur toute l’île, mais j’ai eu droit à un rideau de nuages ! Bon, ça donnait quand même une ambiance mystique, un peu comme si je marchais dans un autre monde. J’ai croisé un tunnel de 500 mètres, plongé dans le noir complet, juste éclairé par ma lampe frontale (frissons garantis !). J’ai fini par planter ma tente au bord d’une levada, un endroit assez étroit mais protégé du vent. Et là, petit moment « aventure » : alors que je m’endormais, j’ai entendu des bruits de pas. Un chien errant, venu flairer mon campement ! Finalement, il est reparti aussi vite qu’il est venu, mais j’avoue que sur le coup, le cœur a battu un peu plus fort. Jour 3 : Détours et galères (40 km) Ce jour-là, c’est clairement la journée où j’ai le plus galéré. Dès le matin, la levada sur laquelle je marchais s’est effondrée : impossible de passer, je voyais la suite du chemin de l’autre côté, mais c’était un précipice infranchissable. J’ai dû sortir la carte, chercher une alternative, et faire un énorme détour par la route pour rejoindre Rabacal. J’aurais pu tenter un passage par la vallée, mais j’ai préféré jouer la sécurité après les aventures des jours précédents. Pas question de se retrouver coincé sans issue. Malgré les kilomètres en plus, j’ai découvert des coins magnifiques : des forêts de lauriers, des cascades qui dévalent les falaises, et ces fameuses levadas qui serpentent partout. À un moment, en traversant une zone boisée, j’ai croisé un petit groupe de randonneurs allemands : on a partagé quelques fruits secs, et ça m’a reboosté pour finir la journée. Jour 4 : Porto Moniz et ses piscines naturelles (14 km) Le dernier jour, c’était plus tranquille : 14 km le long d’une levada paisible, puis une descente en lacets jusqu’à Porto Moniz. En arrivant,

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Vue large Yosemite national parc

Yosemite : Le guide complet

Visiter le Yosemite National Park, c’est plonger dans un décor de rêve où la nature s’exprime dans toute sa grandeur. En parcourant ses sentiers, on se retrouve face à des paysages spectaculaires mêlant falaises de granit, cascades imposantes et forêts denses. C’est un incontournable pour tous les amoureux de grands espaces, et personnellement, ce parc a été l’un de mes plus beaux souvenirs de road trip aux États-Unis. Comment visiter Yosemite National Park En voiture Le moyen le plus pratique pour explorer Yosemite est la voiture. C’est ce qui permet d’être le plus libre dans ses déplacements, d’accéder aux différents points de vue et de partir en randonnée sans contrainte. Pour ceux qui préfèrent un mode de transport plus collectif, il existe des bus reliant le parc depuis certaines villes et des navettes gratuites à l’intérieur. Quand visiter Yosemite National Park De mai à septembre La meilleure période pour visiter Yosemite s’étend de mai à septembre. Les températures sont agréables et les routes ouvertes, notamment le Tioga Pass qui est souvent fermé en hiver. En plein été, juillet et août, le parc attire énormément de visiteurs, ce qui peut rendre l’expérience un peu moins agréable, surtout dans la vallée de Yosemite où les points d’intérêt sont pris d’assaut. Accès au parc L’entrée à Yosemite est payante, plusieurs options existent : En juillet et août, l’attente peut être longue aux entrées, parfois 2 à 3 heures. Une fois dans le parc, mieux vaut se garer et utiliser les navettes gratuites pour éviter les embouteillages. De nombreuses aires de stationnement sont disponibles, et le parc est également accessible aux camping-cars, motos et vélos. Où dormir dans Yosemite National Park Campings, bungalows et hôtels Il existe plusieurs options pour se loger à Yosemite : campings, bungalows ou hôtels, mais mieux vaut réserver plusieurs mois à l’avance, surtout en été. Les hôtels dans le parc sont peu nombreux et plutôt chers. Les campings fonctionnent sur réservation, et certains sur le principe du « premier arrivé, premier servi ». Ces derniers se remplissent extrêmement vite, même en arrivant avant 7h du matin. Lors de mon passage, impossible de trouver une place dans le parc. J’ai dû me rabattre sur un camping sans réservation à l’extérieur, à environ 40 minutes de la vallée. Une expérience qui m’a finalement bien convenu : moins de monde, plus de tranquillité et un lever de soleil sublime sur la route vers le parc. Le camping sauvage est interdit sans permis et il est impératif d’utiliser les « boîtes à ours » pour stocker la nourriture et éviter les mauvaises surprises. Yosemite est un territoire d’ours noirs, mieux vaut ne pas tenter le diable ! Les 3 points de vue incontournables de Yosemite Glacier Point Glacier Point offre une vue spectaculaire sur Half Dome et toute la vallée. Pour y accéder, il est possible de prendre la route (fermée en hiver) ou d’opter pour une randonnée avec un bon dénivelé. J’ai choisi l’option marche, et l’arrivée au sommet au coucher du soleil valait largement l’effort. Tunnel View C’est sans doute l’image la plus emblématique de Yosemite. Ce point de vue, accessible en voiture, donne une perspective incroyable sur El Capitan, Bridalveil Fall et Half Dome. Idéal pour une première approche du parc, mais aussi parfait pour un dernier regard avant de repartir. Yosemite Falls Avec ses 739 mètres de hauteur, c’est l’une des plus hautes cascades d’Amérique du Nord. En été, l’eau peut se faire plus discrète, mais au printemps, c’est un spectacle impressionnant. L’endroit est facilement accessible en bord de route, ce qui en fait aussi l’un des plus fréquentés. Randonnées à la journée dans Yosemite Yosemite est un véritable paradis pour les amateurs de randonnée. Il y en a pour tous les niveaux, des balades faciles aux treks engagés. Pour vraiment s’imprégner des paysages du parc, marcher reste la meilleure option. J’ai testé plusieurs sentiers, et voici ceux qui m’ont marqué. Upper Yosemite Falls to Columbia Rock Cette randonnée permet d’atteindre un superbe point de vue sur la vallée et les chutes de Yosemite. La montée est raide, mais l’effort est largement récompensé par le panorama. En pleine chaleur, il vaut mieux partir tôt pour éviter le soleil écrasant. Nevada Fall via Mist Trail Un sentier incroyable qui longe les cascades Vernal et Nevada. L’ascension est intense, avec des escaliers taillés dans la roche et une brume rafraîchissante au passage des chutes. À un moment donné, j’ai dû protéger mon appareil photo avec mon t-shirt tellement l’eau était omniprésente sur le chemin. Glacier Point Trail Ce sentier offre l’une des plus belles vues sur le parc. En partant tôt le matin, j’ai eu droit à une lumière douce sur Half Dome et la vallée. C’est un moment magique que je n’oublierai jamais. Randonnées hors des sentiers battus En dehors des sentiers classiques, Yosemite regorge de chemins moins fréquentés où l’on peut marcher des heures sans croiser âme qui vive. Wawona Falls en fait partie, une balade magnifique dans un cadre sauvage. Moins de touristes, plus de tranquillité, c’est l’idéal pour vraiment se sentir en pleine nature. Les treks de plusieurs jours Yosemite, c’est aussi le terrain parfait pour des randonnées sur plusieurs jours. L’idée de partir avec son sac à dos, sa tente et son réchaud pour explorer ces montagnes me tentait depuis longtemps. J’ai tenté ma chance pour un permis de trek sur le John Muir Trail, mais avec le système de loterie, je n’ai pas été sélectionné. Heureusement, d’autres itinéraires sont accessibles plus facilement, notamment en dehors des mois de forte affluence. Si vous souhaitez partir en trek dans le parc, sachez qu’il faut obtenir un « wilderness permit », un permis obligatoire pour camper en pleine nature. Il faut aussi prévoir un bon équipement et un stock suffisant de nourriture, car il n’y a évidemment aucun ravitaillement en pleine montagne. Nos conseils pour visiter Yosemite Se lever tôt Levez-vous à l’aube pour profiter de la nature sans la foule. À partir de 9h-10h, les points

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Zhangjiajie 1

Visite au parc national de Zhangjiajie

Le parc national de Zhangjiajie est un véritable joyau naturel en Chine. Connu pour ses paysages de formations rocheuses spectaculaires, il offre une immersion totale dans un décor à couper le souffle. Ces pics karstiques, semblant flotter dans la brume, créent une atmosphère presque irréelle. En explorant le parc, on a vraiment l’impression d’être plongé dans un autre monde. C’est d’ailleurs un endroit qui inspire de nombreux artistes et réalisateurs, tant ses paysages sont uniques. Quand visiter le parc national de Zhangjiajie Le parc est accessible toute l’année, mais certaines périodes sont plus agréables que d’autres. L’hiver est une option si l’on veut éviter la foule et découvrir les sommets enneigés, mais il peut faire très froid. De mai à octobre, les conditions sont plus favorables, avec un climat doux et des paysages verdoyants. En août, la brume matinale donne parfois l’impression de marcher au-dessus des nuages, une expérience vraiment unique. Il faut cependant être prêt à composer avec la météo capricieuse, qui peut changer rapidement. Comment se rendre au parc national de Zhangjiajie Il existe plusieurs options pour rejoindre Zhangjiajie : Se loger et manger à Zhangjiajie De nombreux hôtels se trouvent à proximité de l’entrée Est du parc. En s’éloignant un peu, on peut trouver des logements plus authentiques, souvent tenus par des familles locales. Lors de mon séjour, j’ai opté pour une petite auberge qui proposait des repas faits maison avec des produits du marché. L’un des meilleurs souvenirs de ce voyage a été une soupe aux champignons sauvages, servie dans une atmosphère chaleureuse après une longue journée de randonnée. Côté restauration, on trouve de tout : des stands de street food proposant des brochettes épicées aux restaurants plus classiques. Un soir, en cherchant un endroit où manger, j’ai découvert un petit restaurant tenu par une famille locale. La patronne, ne parlant que le dialecte du Hunan, a insisté pour me faire goûter un plat typique à base de tofu fermenté et de piment. Une expérience culinaire inoubliable, bien que le niveau de piquant ait mis mes papilles à rude épreuve ! Visiter le parc national de Zhangjiajie Le parc est immense, et il vaut mieux prévoir plusieurs jours pour bien en profiter. Le billet d’entrée coûte environ 250 RMB et est valable quatre jours consécutifs. Une fois à l’intérieur, des navettes gratuites permettent de se déplacer entre les différents sites. Il existe plusieurs entrées, mais la principale se situe à l’Est du parc. Dès l’arrivée, on est frappé par l’organisation impeccable du site. Les sentiers sont bien entretenus et plusieurs moyens permettent d’accéder aux points de vue : téléphériques, ascenseurs, ou tout simplement en marchant. Personnellement, j’ai choisi d’explorer le parc à pied, préférant prendre le temps d’admirer chaque panorama plutôt que de me précipiter d’un point à un autre. Jour 1 : Première immersion Le premier jour, j’ai pris la navette jusqu’au bas du sentier menant à Tianzi Mountain. La montée, d’environ une heure et demie, est exigeante mais récompensée par des panoramas grandioses. À chaque palier, de nouveaux points de vue s’offrent à nous, révélant des pics rocheux se détachant dans la brume. Au sommet, le contraste est saisissant : après une ascension solitaire, on retrouve les touristes massés près des plateformes d’observation. Malgré l’affluence, le spectacle est saisissant. J’ai ensuite continué mon exploration en empruntant un sentier moins fréquenté, où j’ai croisé un singe téméraire, bien décidé à fouiller mon sac à la recherche de nourriture. Un petit moment de tension qui s’est terminé par un face-à-face amusant avant que l’animal ne perde intérêt et disparaisse dans la végétation. Après cette aventure, j’ai poursuivi la randonnée vers d’autres points de vue avant de redescendre par un sentier escarpé, puis de prendre un bus pour rejoindre la sortie. En tout, cette première journée a comptabilisé une vingtaine de kilomètres de marche. Jour 2 : Exploration des paysages les plus spectaculaires Pour cette deuxième journée, j’avais repéré un itinéraire un peu moins fréquenté, longeant la base des immenses pics karstiques. Marcher au pied de ces géants de pierre donne une tout autre perspective sur le parc. Les falaises, abruptes et couvertes de végétation, semblent tout droit sorties d’un décor de film fantastique. Après quelques kilomètres sur un sentier relativement plat, j’ai décidé d’emprunter un ancien chemin menant à un sommet moins fréquenté. Dès les premiers escaliers, j’ai compris pourquoi peu de visiteurs choisissent cet itinéraire : les marches étaient usées, parfois envahies de mousse et de végétation. Mais l’effort en valait la peine. Tout au long de l’ascension, des points de vue incroyables apparaissaient au détour des lacets du sentier. En grimpant, j’ai croisé une petite pagode isolée, totalement vide, avec une vue imprenable sur les montagnes flottant dans la brume. J’ai pris le temps de m’y poser, savourant un en-cas en écoutant le silence, juste troublé par le chant des oiseaux et le vent s’engouffrant entre les pics rocheux. Les points de vue les plus impressionnants Une fois arrivé en haut, j’ai pris une navette pour rejoindre les célèbres points de vue du parc, notamment Avatar Hallelujah Mountain. Ces formations rocheuses iconiques sont parmi les plus belles du site, mais aussi les plus fréquentées. Il faut parfois jouer des coudes pour accéder aux meilleures plateformes d’observation, mais l’effort est largement récompensé. À un moment, alors que je tentais de capturer une photo sans trop de monde autour, une dame âgée m’a tapé sur l’épaule. Avec un grand sourire, elle m’a tendu son téléphone et m’a fait signe de poser à côté d’elle. Apparemment, être un voyageur étranger dans cette partie du parc attire autant l’attention que les paysages eux-mêmes ! Après quelques clichés et une discussion approximative en mandarin, elle m’a offert un bonbon au gingembre avant de repartir avec son groupe. Retour et descente Après avoir admiré les panoramas et profité du soleil couchant sur les montagnes, j’ai amorcé la descente par un sentier en escalier, préférant éviter l’ascenseur ou le téléphérique. Le retour a été long mais magnifique. Sur le chemin,

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col de l'alpette 2

Etes vous prêt pour traverser la magnifique Chartreuse en Trail?

Traverser la Chartreuse en une journée, c’était l’un de ces défis qui me trottaient dans la tête depuis un moment. Une aventure intense de 68 km avec 4100 m de dénivelé positif, entre sentiers escarpés et panoramas à couper le souffle. J’ai choisi de m’y lancer en août, une période idéale pour éviter les dernières neiges du printemps et profiter des sources encore présentes sur le parcours. Mon itinéraire m’a mené de Chambéry à Grenoble, en passant par les crêtes emblématiques du massif. Voici le récit de cette journée mémorable et toutes les informations utiles pour vous aider à relever le défi. Quand faire la traversée de la Chartreuse Le choix de la période est essentiel pour réussir cette traversée. La Chartreuse est un massif où l’eau se fait rare en altitude, car le sous-sol calcaire absorbe rapidement les précipitations. En août, certaines sources commençaient déjà à tarir, mais en planifiant bien mes ravitaillements, j’ai pu éviter les mauvaises surprises. Les orages sont un autre facteur à prendre en compte. L’été en montagne peut être traître, avec des cumulus qui se forment rapidement et des éclairs qui déchirent le ciel en fin d’après-midi. J’ai donc scruté la météo dans les jours précédant mon départ et privilégié un jour avec une stabilité atmosphérique. Enfin, la neige n’est plus un problème à cette période, ce qui permet de parcourir les crêtes sans encombre. Pour ceux qui veulent tenter l’aventure plus tôt dans la saison, mai et juin sont de bonnes options, mais il faudra alors composer avec des températures plus fraîches et quelques névés persistants. Organisation de la traversée de la Chartreuse Sans voiture d’assistance, l’organisation peut sembler compliquée, mais plusieurs options s’offrent à vous. J’ai opté pour un départ en train de Grenoble vers Chambéry, une solution pratique et économique. Pour ceux qui préfèrent un peu plus de flexibilité, le covoiturage est aussi une alternative intéressante. Autre option : venir avec deux voitures et en laisser une à l’arrivée, mais cela implique un aller-retour avant même d’avoir commencé la traversée. Personnellement, je préfère éviter ce genre de logistique chronophage. Matériel indispensable Un bon équipement est la clé d’une traversée réussie. J’ai privilégié un sac de trail léger de 5 litres, suffisant pour emporter l’essentiel sans m’alourdir. Côté hydratation, trois flasques de 500 ml m’ont permis de tenir entre les points d’eau. Niveau alimentation, j’ai misé sur deux sandwiches et quelques barres énergétiques, histoire d’avoir un bon mix entre glucides rapides et énergie durable. Sans oublier une crème anti-frottements pour éviter les désagréments liés aux longues heures d’effort. Enfin, des bâtons de trail, une veste imperméable et une casquette se sont révélés indispensables pour affronter les variations météorologiques du massif. Le parcours de la traversée de la Chartreuse De Chambéry aux premières hauteurs Le départ depuis Chambéry s’est fait au lever du soleil, avec une longue montée progressive sur des pistes larges. Ce n’est pas la section la plus palpitante, mais elle permet de s’échauffer en douceur. Petit à petit, les points de vue s’ouvrent et la ville laisse place aux premiers reliefs de la Chartreuse. Un moment marquant de cette montée a été la rencontre avec un vieux berger, qui descendait avec son chien après une nuit passée sous les étoiles. Il m’a raconté qu’il venait ici depuis des décennies, chaque été, et qu’il ne se lassait jamais de la vue. Une belle leçon sur l’attachement aux montagnes. En atteignant les premières crêtes, je me suis rendu compte que les sources indiquées sur la carte étaient encore actives. J’en ai profité pour faire le plein, sachant que l’eau allait se faire rare plus haut. Vers le col de l’Alpette et le plateau Après le village de la Plagne, les choses sérieuses commencent. Une montée raide jusqu’au col de l’Alpette donne le ton : la Chartreuse ne se laisse pas apprivoiser facilement. Une fois en haut, le spectacle est grandiose. Un immense plateau s’ouvre devant moi, avec des sentiers serpentant entre les roches et les prairies alpines. Le terrain devient plus technique, avec de nombreuses pierres rendant la progression moins fluide. C’est ici que j’ai eu un petit coup de chaud en réalisant que l’eau que j’avais prévue au prochain point était déjà épuisée. Heureusement, un bac à vaches à moitié rempli m’a sauvé la mise. Ce n’est pas l’idéal, mais avec un filtre portable, c’est tout à fait potable. Après quelques kilomètres sur ce plateau, le paysage change de nouveau en arrivant au col de Bellefont. Devant moi, la silhouette imposante de la Dent de Crolles se dessine, marquant le début d’un segment exigeant et spectaculaire. De la Dent de Crolles aux crêtes aériennes La montée vers la Dent de Crolles est l’une des plus marquantes du parcours. Le sentier devient plus technique, avec des sections où il faut poser les mains pour franchir des blocs rocheux. Le paysage est époustouflant : à gauche, les falaises plongent dans le vide, tandis qu’à droite, le panorama s’ouvre sur toute la Chartreuse. En arrivant au sommet, je profite d’un moment de calme pour admirer la vue. Une légère brise souffle, rafraîchissant l’air chargé de l’effort de la montée. C’est ici que je croise un groupe de randonneurs qui bivouaquaient à proximité. L’un d’eux me raconte qu’ils ont eu la visite d’un renard dans la nuit, venu chaparder quelques provisions. Un instant de complicité entre amoureux de la montagne. La descente de la Dent de Crolles est tout aussi technique que la montée. Le sentier, étroit et escarpé, oblige à la prudence. Je prends mon temps pour ne pas glisser sur les roches calcaires polies par les passages répétés. Après cette portion délicate, je retrouve un sentier plus roulant qui mène en direction des crêtes. Sur les crêtes, entre vertige et contemplation Cette portion du parcours est à la fois magnifique et exigeante. Les crêtes sont aériennes, avec des passages exposés où la vigilance est de mise. Mais quel spectacle ! À chaque pas, le regard embrasse les sommets alentours et, par temps

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