Serge

Préparation de mon équipement pour mon tour du monde : je vous dévoile tout

Mon équipement pour mon tour du monde, c’est un mix entre praticité et légèreté. Ce voyage, c’est avant tout une aventure en pleine nature, avec des treks de plusieurs jours, des bivouacs sous les étoiles et des étapes en pleine montagne. Alors, chaque gramme compte dans mon sac ! Équipement vêtements Pas question de trop charger, mais il faut tout de même être paré pour toutes les conditions. Entre les nuits fraîches en altitude et les journées de marche sous un soleil de plomb, j’ai dû trouver le bon compromis : Équipement technologique Impossible de partir sans de quoi capturer mes aventures. J’ai donc sélectionné du matériel solide et léger : Hygiène et premiers soins Dans certaines régions reculées, avoir une bonne trousse de toilette et une trousse de secours peut tout changer. J’ai donc préparé le nécessaire : Pour la trousse de secours : Matériel de camping et trekking Pour les longues randonnées et les nuits à la belle étoile, je me suis équipé d’un matériel fiable : Cette préparation m’a évité pas mal de galères sur le terrain. Par exemple, en Patagonie, le vent peut être un véritable ennemi, et une tente ultra légère mais résistante aux rafales est un vrai luxe. Je me souviens d’une nuit où le vent soufflait tellement fort que j’ai dû renforcer les haubans avec des pierres pour éviter que la toile ne s’arrache. Un bon équipement, ça change tout ! Accessoires utiles et divers Un bon voyageur sait que ce sont souvent les petits détails qui font la différence. Voici quelques accessoires qui m’ont déjà sauvé la mise plus d’une fois : Mon sac et son poids total Tout ce matériel, je le répartis dans deux sacs : Avec tout ça, je suis à 12,5 kg en tout, ce qui est plutôt raisonnable pour un voyage long et orienté outdoor. Anecdote : quand un détail change tout Lors d’un trek en Nouvelle-Zélande, j’ai vite compris l’importance du bon matériel. Une nuit en pleine montagne, un vent violent s’est levé. Mon voisin de bivouac avait une tente bas de gamme qui a fini par s’écrouler sous les rafales, alors que la mienne a tenu le coup. Résultat : il a fini recroquevillé sous l’avancée de mon abri, trempé et frigorifié. Depuis ce jour, je ne lésine jamais sur la qualité de mon matos. J’espère que cette liste pourra aider d’autres voyageurs qui, comme moi, veulent conjuguer aventure, trek et vie nomade. Un bon équipement, c’est moins de galères et plus de plaisir sur le terrain ! Bilan après plusieurs mois sur la route Après plusieurs mois d’aventure, certains choix d’équipement se sont révélés parfaits, tandis que d’autres n’étaient pas si indispensables que ça. Mon sac de 12,5 kg était bien optimisé au départ, mais j’ai vite compris qu’on pouvait encore l’affiner. Ce que je garderais sans hésiter Ce que j’aurais pu laisser à la maison Un moment inoubliable : bivouac sous les étoiles en plein désert L’un de mes meilleurs souvenirs reste une nuit passée sous un ciel incroyablement étoilé, quelque part dans le désert d’Atacama. J’avais prévu de monter ma tente, mais en voyant l’immensité du ciel dégagé, j’ai décidé de dormir à la belle étoile. Aucun bruit, aucun éclairage artificiel, juste le silence absolu et une voûte céleste comme je n’en avais jamais vu. À un moment, j’ai aperçu une étoile filante, puis deux, puis une dizaine en quelques heures… Un moment hors du temps, que seule l’aventure en plein air peut offrir. Voyager léger, mais bien équipé Finalement, l’équipement parfait, c’est celui qui correspond à son propre style de voyage. Pour moi, ça signifie privilégier les accessoires utiles en trek, limiter le superflu et surtout, choisir du matériel fiable. Voyager léger, c’est gagner en liberté. Chaque gramme compte, et chaque objet doit mériter sa place dans le sac. Si vous préparez un voyage similaire, retenez une chose : testez votre équipement avant le départ. Rien de pire que de se rendre compte qu’un détail gâche l’expérience une fois sur le terrain.

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Les dolomites

Trek : 5 randos à faire dans les Dolomites

Si vous êtes passionnés par la montagne et la nature, voici 5 randonnées incontournables dans les Dolomites. Ce massif italien est un véritable bijou pour les amateurs de grands espaces, avec ses sommets vertigineux, ses forêts denses, ses alpages fleuris et ses lacs d’un bleu irréel. La beauté brute du paysage en fait un terrain de jeu idéal pour tous ceux qui aiment marcher, explorer et s’immerger dans la nature. Quand partir dans les Dolomites Les mois les plus agréables pour la randonnée dans les Dolomites sont juin, juillet, août et septembre. De mon côté, j’ai choisi de partir en août, profitant d’un bon créneau météo. Les journées étaient chaudes, mais la montagne offre toujours un peu de fraîcheur, surtout le matin et en fin de journée. Les orages, bien que fréquents en été, restent généralement prévisibles et se déclenchent plutôt en fin d’après-midi. Si vous souhaitez éviter la foule et profiter pleinement des paysages sans trop de monde sur les sentiers, privilégiez juin ou septembre. La météo est souvent clémente et l’affluence bien moindre. Où dormir Pour ce voyage, j’ai opté pour un mélange entre camping sauvage et nuits en refuge. L’idéal aurait été d’avoir un van, car de nombreux spots permettent de stationner au calme avec une vue de dingue sur les montagnes. J’ai croisé pas mal de voyageurs installés sur des parkings de randonnée avec leur véhicule aménagé, et je dois avouer que c’est une option tentante pour la liberté qu’elle offre. Pour les nuits en refuge, il est impératif de réserver à l’avance, surtout en pleine saison. J’ai dormi dans un petit refuge près des Tre Cime et l’expérience était mémorable : un lever de soleil grandiose et une ambiance de montagne authentique. Nos 5 randonnées dans les Dolomites J’ai sélectionné ces randonnées en alternant les incontournables et quelques sentiers un peu moins fréquentés. L’idée était d’éviter au maximum la foule tout en profitant des plus beaux paysages. 1. Tre Cime di Lavaredo – 18 km, 600 D+ Impossible de venir dans les Dolomites sans faire cette randonnée emblématique. Ces trois immenses pics rocheux sont l’un des symboles de la région, et le panorama y est exceptionnel. Par contre, il faut être prêt à croiser beaucoup de monde, surtout si vous partez en journée. Pour éviter la foule, j’ai décidé de commencer la randonnée en fin d’après-midi et de bivouaquer à proximité du sentier (dans le respect des règles locales). La lumière dorée du coucher de soleil sur les parois rocheuses est un spectacle à ne pas manquer. À ce moment-là, les randonneurs de la journée sont déjà partis et l’atmosphère devient plus paisible. Le sentier fait une boucle autour des Tre Cime et passe par plusieurs refuges offrant une vue différente sur ces formations impressionnantes. Un conseil : n’hésitez pas à sortir du sentier principal et à grimper un peu pour découvrir des angles plus sauvages et profiter du silence de la montagne. 2. Lac de Braies – 16 km, 1000 D+ Le lac de Braies est une carte postale vivante : une eau turquoise entourée de montagnes abruptes, un décor digne d’un conte de fées. C’est aussi l’un des endroits les plus prisés des Dolomites, donc mieux vaut y aller tôt le matin ou tard le soir. Au lieu de me contenter du simple tour du lac (qui reste une balade agréable), j’ai décidé de prendre un sentier plus escarpé menant vers un plateau en altitude. La montée est exigeante, mais une fois en haut, la récompense est immense : une vue imprenable sur toute la vallée et un calme absolu, loin de l’agitation du bord de l’eau. Petite anecdote : en redescendant, je suis tombé sur un troupeau de bouquetins tranquillement installés sur un rocher dominant le lac. Un moment magique qui m’a fait oublier la fatigue de la randonnée. 3. Les Cinq Tours (Cinque Torri) – 6 km, 500 D+ Cette randonnée est plus courte mais offre un décor unique. Ces cinq formations rocheuses surgissent du sol de manière spectaculaire, et la zone est aussi un musée à ciel ouvert de la Première Guerre mondiale, avec des tranchées et des postes d’observation restaurés. J’y suis allé en fin de journée, après la fermeture du téléphérique qui amène les touristes directement au sommet. Résultat : presque personne sur le sentier, une lumière douce et une tranquillité absolue. En grimpant un peu hors des sentiers balisés, j’ai trouvé un petit promontoire parfait pour observer le coucher de soleil sur les sommets environnants. Le sentier traverse de magnifiques prairies fleuries et des passages rocheux aménagés, rendant la randonnée variée et agréable. Un vrai coup de cœur. 4. Lac de Sorapis – 10 km, 500 D+ Le lac de Sorapis est l’un des plus beaux sites des Dolomites, avec une eau bleu laiteux qui semble irréelle. Il est accessible après une randonnée qui alterne passages en forêt et portions plus escarpées, avec quelques sections équipées de câbles pour faciliter la progression. J’ai choisi de partir en fin d’après-midi pour éviter la foule, une stratégie qui s’est avérée payante. La montée était paisible, et en croisant les derniers randonneurs de la journée qui redescendaient, je savais que j’allais avoir le lac presque pour moi seul. Une fois arrivé, j’ai été frappé par l’intensité de la couleur de l’eau, qui varie en fonction de la lumière. En m’installant sur un rocher, j’ai pris le temps de savourer ce spectacle hors du commun. Au retour, j’ai eu droit à un moment un peu stressant : un orage a éclaté en plein milieu de la descente. Le tonnerre résonnait dans les montagnes et la pluie battait fort, rendant le sentier glissant. Mais une fois l’orage passé, le ciel s’est ouvert sur un incroyable double arc-en-ciel qui s’étendait au-dessus des Dolomites. Un moment magique qui m’a fait oublier la frayeur du retour. 5. Lac de Federa – 12 km, 872 D+ Cette randonnée était une surprise totale. Ce n’était pas prévu au programme initial, mais une météo capricieuse nous a

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Comment faire son sac à dos pour le GR20 ?

Partir sur le GR20 en autonomie pendant une semaine, c’est un défi que j’avais envie de relever depuis longtemps. Une traversée mythique de la Corse, entre crêtes escarpées, forêts denses et panoramas à couper le souffle. Une aventure physique, mais surtout une immersion totale dans un décor sauvage et préservé. Pour maximiser mon plaisir sans trop souffrir sous le poids du sac, j’ai misé sur un équipement le plus léger possible. Mon objectif était de ne pas dépasser 16 kg au départ, eau comprise, pour gagner en confort et en endurance sur les longues étapes de 8 à 12 heures de marche par jour. Le choix du sac à dos J’ai opté pour un sac à dos de 60 litres affichant un poids plume de 960 grammes. Un modèle que je connais bien, minimaliste mais robuste, avec un bon confort de portage tant que la charge reste raisonnable. Après une semaine sur les sentiers corses, je peux dire qu’il a parfaitement rempli sa mission. En revanche, je conseillerais de ne pas dépasser 16 kg, car au-delà, le confort au niveau des épaules et du dos pourrait en pâtir. Équipement et vêtements pour le GR20 Sur un trek aussi exigeant que le GR20, la météo peut être très changeante. J’ai donc prévu de quoi affronter aussi bien le grand soleil que la pluie, le vent ou même des températures proches de zéro la nuit. Voici ce que j’avais dans mon sac : Premiers pas sur le GR20 : une mise en jambe brutale Le premier jour a été une vraie claque. Le GR20 ne fait aucun cadeau : dès les premières heures, on enchaîne les montées raides et les passages techniques. Je me souviens particulièrement de cette première ascension sous une chaleur écrasante. À un moment, j’ai croisé un randonneur qui, en sueur, m’a lancé un regard complice en disant : « On ne nous avait pas prévenus que c’était aussi raide, hein ? ». J’ai ri, mais je sentais déjà mes jambes chauffer. En fin d’après-midi, en arrivant au premier refuge, j’ai ressenti une immense satisfaction. Les efforts de la journée étaient récompensés par une vue à couper le souffle sur les montagnes corses teintées par les lumières dorées du soleil couchant. Un moment suspendu, accompagné du simple plaisir de retirer mes chaussures et de savourer une gorgée d’eau fraîche. Les paysages grandioses du GR20 Chaque journée sur le GR20 apporte son lot de paysages spectaculaires. L’un des moments les plus marquants a été le passage des aiguilles de Bavella. Ce tronçon est tout simplement magique : des pics rocheux acérés se dressent tout autour, offrant un décor presque irréel. Le vent soufflait fort ce jour-là, ajoutant une dose d’adrénaline aux passages les plus exposés. Un matin, en quittant un refuge au lever du soleil, j’ai eu la surprise de voir une mer de nuages en contrebas. Seuls les sommets émergeaient au-dessus, créant une sensation de flottement irréelle. Ce genre de spectacle, impossible à prévoir, fait toute la beauté du trek. Gérer l’effort et écouter son corps Le GR20, ce n’est pas juste une question de kilomètres à avaler. C’est aussi apprendre à écouter son corps et à gérer l’effort sur la durée. Les étapes sont longues et souvent techniques, avec des passages où il faut poser les mains pour grimper sur des rochers abrupts. Très vite, j’ai compris qu’il valait mieux avancer à mon rythme plutôt que de vouloir suivre celui des autres. Un des moments les plus marquants a été une longue descente après le col de Vergio. Après plusieurs heures de marche, mes genoux commençaient à se plaindre sérieusement. J’ai décidé de faire une pause près d’un ruisseau, où j’ai trempé mes pieds dans l’eau glacée. Ce simple geste m’a instantanément redonné de l’énergie. J’ai même pris le temps de remplir mes gourdes et de savourer un bout de pain avec du fromage corse avant de repartir. Les rencontres sur le sentier Marcher seul sur le GR20 ne signifie pas être isolé. Chaque soir, dans les refuges ou les bivouacs, les échanges avec d’autres randonneurs sont une véritable source de motivation. J’ai croisé des marcheurs venus de toute l’Europe, chacun avec son propre défi et sa propre histoire. Une soirée en particulier m’a marqué. Après une journée particulièrement rude, où le vent m’avait fouetté le visage sur les crêtes, je me suis retrouvé autour d’un feu improvisé avec un groupe de randonneurs. L’un d’eux, un Corse habitué du GR20, nous a raconté des anecdotes sur les montagnes environnantes, notamment sur ces nuits où les sangliers s’aventurent près des bivouacs en quête de nourriture. Son accent chantant et sa passion pour l’île nous ont captivés, et ce moment a renforcé l’aspect humain de l’aventure. Bivouacs sous les étoiles Si certains soirs, j’ai profité des refuges pour un bon repas chaud, j’ai aussi privilégié le bivouac sous tente dès que possible. Rien de tel que de s’endormir au son du vent dans les pins et de se réveiller avec les premiers rayons du soleil caressant les montagnes. Un matin, en ouvrant ma tente, j’ai eu la surprise de voir un renard passer à quelques mètres de moi, aussi intrigué par ma présence que je l’étais par la sienne. Un court instant, nos regards se sont croisés avant qu’il ne disparaisse dans les fourrés. Ce genre de moments furtifs et privilégiés avec la nature sont ceux qui marquent le plus. Affronter les caprices de la météo La météo corse peut être aussi imprévisible que spectaculaire. J’ai eu droit à des journées sous un soleil de plomb, mais aussi à des orages soudains et violents. Lors d’une ascension vers le Monte Cinto, le plus haut sommet de Corse, le ciel est passé du bleu limpide à un gris menaçant en quelques minutes. Le vent s’est levé, et la pluie a commencé à marteler les rochers. Heureusement, j’avais ma veste de pluie à portée de main et j’ai pu avancer prudemment jusqu’à un abri naturel. Ces changements brutaux de climat rappellent à quel

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Bolivie : Le désert de sel Salar d’Uyuni

Le Salar d’Uyuni en Bolivie est un lieu qui défie l’imagination. Cette immense étendue de sel blanc, la plus grande au monde, offre un paysage irréel, presque lunaire. Difficile de ne pas être émerveillé en arrivant ici, surtout quand on aperçoit l’horizon infini, où ciel et terre semblent se fondre en un. Ce désert de sel n’est pas seulement un spectacle pour les yeux, c’est aussi un terrain de jeu pour les amateurs de photographie et une étape incontournable lors d’un voyage en Bolivie. Comment profiter pleinement du Salar d’Uyuni ? Ce lieu magique peut être exploré de plusieurs manières. Certains optent pour une excursion à la journée, d’autres préfèrent une aventure de plusieurs jours à travers le Sud Lipez. Personnellement, j’ai choisi un tour de quatre jours au départ de Tupiza, une option moins fréquentée qui permet de profiter d’un itinéraire plus progressif jusqu’au Salar, en passant par des paysages encore plus spectaculaires. Le premier matin, après une nuit glaciale dans un refuge perdu en altitude, je me suis réveillé avant l’aube. Le guide nous avait prévenus : “Ne ratez pas le lever de soleil sur le Salar, c’est un spectacle unique.” Emmitouflé dans ma doudoune, je me suis avancé sur cette mer blanche craquelée, et au fil des minutes, le ciel a pris des teintes incroyables, du rose pâle à l’orange vif. Un silence absolu régnait, seulement troublé par le craquement du sel sous nos pas. Un moment suspendu hors du temps. Les fameuses photos en trompe-l’œil Le Salar est célèbre pour ses jeux de perspectives. Sans repères visuels, il devient le terrain parfait pour des photos insolites. Les guides connaissent les meilleurs endroits et ne manquent pas d’idées pour transformer une simple photo en un cliché hilarant. J’avais prévu quelques accessoires pour m’amuser : une petite figurine de lama en laine, un chapeau bolivien et une vieille caméra. Après quelques essais maladroits, le guide nous a donné une astuce : “Mettez-vous au ras du sol, placez l’objet au premier plan, éloignez la personne derrière, et ajustez votre angle pour que tout s’aligne parfaitement.” Au bout d’une heure à jongler entre poses ridicules et éclats de rire, nous avions une belle collection de photos où l’on semblait marcher sur un chapeau géant ou tenir un ami entre deux doigts. Le plus compliqué, finalement, ce n’était pas de trouver l’idée, mais de réussir l’alignement parfait. Ce qu’il ne faut pas oublier avant de partir Le Salar, aussi beau soit-il, peut se révéler impitoyable. Le soleil tape fort et la réverbération sur le sel est intense. Il est indispensable de prévoir une bonne paire de lunettes de soleil et de la crème solaire sous peine de finir rouge écrevisse en quelques heures. L’eau est aussi essentielle : même en hiver, la déshydratation arrive vite. Autre détail important : bien protéger son appareil photo. Le sel s’infiltre partout et peut sérieusement endommager le matériel. Un simple sac plastique avec une ouverture ajustée pour l’objectif peut faire l’affaire. La traversée du Salar : Une expérience hors du temps Après la séance photo, nous avons repris la route à bord de notre 4×4, filant droit vers l’horizon sans aucune trace de civilisation. Le sol immaculé donnait l’impression de rouler sur un lac gelé. De temps à autre, une île surgissait au milieu de cette immensité blanche. La plus célèbre est l’Isla Incahuasi, une colline couverte de cactus géants. Certains dépassent les dix mètres de haut, un contraste saisissant avec le paysage monochrome environnant. Une fois sur l’île, une petite randonnée permet de grimper au sommet et d’admirer une vue à 360 degrés sur le Salar. Le vent y est fort, mais la sensation d’être seul au monde est incomparable. J’ai pris un moment pour m’asseoir sur un rocher et observer ce décor surréaliste. À cette altitude, à plus de 3 600 mètres, chaque pas demande un effort, mais la beauté du lieu fait oublier la fatigue. Une nuit sous les étoiles Si la journée sur le Salar est déjà incroyable, la nuit y est encore plus spectaculaire. Nous avons dormi dans un hôtel de sel, une construction entièrement faite de blocs de sel : les murs, les lits, même les tables et les chaises ! C’est rudimentaire mais unique. À la tombée de la nuit, le froid est brutal, descendant parfois bien en dessous de zéro. Mais c’est en sortant que le véritable spectacle commence. Loin de toute pollution lumineuse, le ciel nocturne est l’un des plus clairs que j’ai vus de ma vie. Une infinité d’étoiles s’étalait au-dessus de nous, et la Voie lactée formait une bande lumineuse parfaitement visible. Avec quelques compagnons de voyage, on s’est allongés sur le sel, emmitouflés dans nos sacs de couchage, à contempler le ciel et à laisser filer le temps. Impossible de ne pas se sentir minuscule face à une telle immensité. Quand partir et comment organiser son voyage ? La période idéale pour visiter le Salar dépend de ce que l’on veut voir. Entre mai et novembre, la saison sèche offre le spectacle d’un désert de sel parfaitement craquelé, idéal pour les photos en perspective. De janvier à mars, avec les pluies, le Salar se transforme en un gigantesque miroir d’eau qui reflète le ciel, créant une illusion surréaliste. Les excursions partent principalement d’Uyuni, mais celles depuis Tupiza sont souvent plus longues et permettent de découvrir des paysages variés avant d’atteindre le Salar. Le choix du tour est essentiel : privilégiez une agence bien notée, car les conditions sur place sont extrêmes et un bon guide peut faire toute la différence. Le Sud Lipez : Une extension magique au Salar Si le Salar d’Uyuni est déjà un spectacle en soi, poursuivre l’aventure vers le Sud Lipez permet de découvrir des paysages encore plus incroyables. Après avoir traversé l’étendue de sel, nous avons pris la route pour cette région sauvage où la nature semble tout droit sortie d’un autre monde. Notre première halte fut la laguna Colorada, un lac d’un rouge intense dû à

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GR 20 en 7 jours

Peut-on faire un GR20 en 7 jours ?

Le GR20, voilà un nom qui fait frémir les amateurs de randonnée ! Avec ses sentiers escarpés, ses crêtes vertigineuses et ses paysages sauvages, c’est un défi de taille pour tout passionné de trek. L’idée de le parcourir en 7 jours était un challenge qui m’attirait particulièrement. Un mélange d’excitation et d’appréhension m’a envahi à l’approche du départ. Allais-je tenir le rythme ? Supporter le poids du sac ? Seule une aventure grandeur nature pouvait répondre à ces questions. Pourquoi faire le GR20 en 7 jours ? J’ai toujours aimé repousser mes limites. La marche, ce n’est pas juste une question de kilomètres, c’est une immersion totale dans la nature, un test d’endurance et une véritable aventure humaine. Pour ce voyage, j’avais envie de quelque chose d’exigeant, de physique, mais aussi d’enrichissant. Ce n’était pas qu’une randonnée, c’était un défi. J’avais entendu parler du GR20 depuis longtemps. Réputé pour être l’un des treks les plus difficiles d’Europe, il traverse la Corse du nord au sud en passant par des paysages d’une beauté époustouflante. Impossible de ne pas se laisser tenter par cette aventure. L’idée de parcourir ces 180 km en seulement 7 jours paraissait folle, mais après quelques mois d’entraînement et une préparation minutieuse, le moment était venu. Comment rejoindre le départ du GR20 ? Arriver sur l’île de Beauté est déjà une aventure en soi. L’option la plus rapide reste l’avion : à peine une heure de vol depuis le continent et me voilà posé à Bastia. L’autre possibilité, plus longue mais idéale si vous souhaitez venir avec votre véhicule, c’est le ferry. Ensuite, il fallait rejoindre Calenzana, point de départ du GR20. Pas question de dépenser une fortune en taxi. J’ai donc opté pour les transports en commun : un bus de l’aéroport au centre de Bastia, un autre jusqu’à Calvi, puis un dernier pour atteindre Calenzana. Ce fut l’occasion de rencontrer d’autres randonneurs, tous avec un objectif commun : se lancer sur le mythique GR20. Le sac à dos : tout un art Partir en autonomie sur le GR20 signifie porter tout son équipement : tente, nourriture, réchaud, vêtements… Chaque gramme compte ! J’avais longuement réfléchi à l’organisation de mon sac pour optimiser le poids sans manquer de l’essentiel. Malgré tout, dès les premières montées, le poids s’est fait sentir. Heureusement, l’excitation du départ et les panoramas à couper le souffle m’ont vite fait oublier l’inconfort. Premiers pas sur le GR20 Le départ de Calenzana met immédiatement dans l’ambiance. Le sentier grimpe sans concession, serpentant entre les roches chauffées par le soleil. Très vite, la vue sur la mer en contrebas me fait comprendre que cette aventure sera inoubliable. La première montée est rude, mais quelle récompense une fois en haut ! L’air frais des hauteurs, le silence de la montagne et cette sensation d’être totalement libre. Une anecdote me revient en mémoire : lors d’une pause au bord d’un ruisseau, un randonneur corse s’est arrêté à nos côtés. En discutant, il a sorti un saucisson de son sac et a partagé un moment simple et authentique avec nous. C’est aussi ça, le GR20 : des rencontres inattendues, des échanges qui marquent le voyage autant que les paysages. Un rythme intense Chaque journée était une épreuve d’endurance. Marcher entre 10 et 15 heures, enchaîner les dénivelés positifs et négatifs, affronter la chaleur en journée et le froid une fois la nuit tombée… Le GR20 n’accorde aucun répit. Mais chaque sommet franchi, chaque vallée traversée apportait une nouvelle satisfaction. Le soir, installer le bivouac devenait une routine : choisir un coin plat, monter la tente, préparer un repas simple mais réconfortant. Les nuits sous les étoiles, bercé par le silence de la montagne, compensaient largement la fatigue accumulée dans la journée. Des paysages à couper le souffle Chaque étape du GR20 offre son lot de panoramas inoubliables. Après les premières journées éprouvantes, le sentier nous emmène à travers des crêtes aériennes où le regard porte loin, très loin, jusqu’à la mer scintillante à l’horizon. Je me souviens particulièrement de mon arrivée au sommet du Monte Cinto, point culminant de la Corse à 2 706 mètres d’altitude. Un vent fort balayait les roches, rendant chaque pas plus délicat. Mais une fois en haut, quelle claque ! L’île entière semblait s’étendre sous mes pieds, avec ses reliefs escarpés, ses lacs d’altitude et ses vallées profondes. J’ai pris le temps de m’asseoir quelques minutes pour savourer ce moment unique. En redescendant, j’ai croisé un groupe de randonneurs en pleine pause, pieds nus dans l’eau glaciale d’un ruisseau de montagne. L’un d’eux m’a lancé en riant : « Viens, t’as jamais goûté un bain corse ? » Après une journée sous un soleil de plomb, l’idée était tentante. J’ai enlevé mes chaussures et trempé mes pieds… J’ai failli hurler tant l’eau était froide ! Mais en quelques minutes, la fatigue accumulée semblait disparaître, remplacée par une sensation de légèreté. Une petite leçon sur les bienfaits du froid en pleine nature. Des refuges et des rencontres Le GR20, ce n’est pas qu’une succession de sentiers techniques et de sommets impressionnants. C’est aussi une expérience humaine. Chaque soir, les refuges ou les bivouacs deviennent des lieux de partage. Randonneurs épuisés, sourires fatigués, mais toujours cette lueur dans le regard qui dit : « On l’a fait ! » Un soir, alors que nous montions la tente à côté d’un refuge perché, un vieux Corse assis sur un rocher nous a interpellés : « Vous êtes sûrs que vous voulez dormir là ? » Intrigués, on lui a demandé pourquoi. Il a désigné le ciel. « Si le vent tourne, vous allez passer la nuit à tenir votre tente… » Quelques heures plus tard, une rafale violente s’est engouffrée dans la vallée. On a vu des randonneurs courir après leurs sacs de couchage envolés ! Heureusement, on avait suivi son conseil et décalé notre bivouac à l’abri d’un rocher. Un petit détail qui nous a évité une nuit blanche. Les moments de doute Malgré

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Kyoto

Que faire 1 journée à Kyoto ?

Visiter Kyoto est une étape incontournable lors d’un voyage au Japon. La ville regorge de trésors culturels et de paysages enchanteurs. Pour profiter au mieux de cette découverte, j’ai choisi de me concentrer sur les lieux qui me faisaient le plus envie, et en une journée bien remplie, j’ai pu voir une belle partie de Kyoto. Si vous avez plus de temps, deux jours permettent d’être plus complet. Quand visiter Kyoto ? Kyoto se visite toute l’année, et chaque saison apporte son lot de couleurs et d’ambiances. L’automne et le printemps sont souvent considérés comme les périodes les plus belles, avec les érables rouges en octobre-novembre et la floraison des cerisiers en mars-avril. Pour ma part, j’y suis allé en août, en pleine chaleur. Heureusement, en planifiant bien les visites et en faisant des pauses stratégiques (mention spéciale aux distributeurs de boissons fraîches absolument partout !), la chaleur ne m’a pas empêché d’apprécier la ville. Comment visiter Kyoto ? Pour rejoindre Kyoto depuis Tokyo, plusieurs options : Une fois sur place, le plus pratique reste les transports en commun. Bus, métros et trains sont extrêmement bien organisés, et on peut facilement rejoindre tous les lieux d’intérêt sans stress. J’avais garé mon van en périphérie de la ville et utilisé les transports pour me déplacer, ce qui m’a coûté environ 2200 yens (24€) pour deux personnes. Une application de navigation offline m’a été d’une aide précieuse pour optimiser mes trajets. Visiter Kyoto à pied peut être une option, mais les sites étant assez espacés, cela peut vite devenir un marathon. Quant à la voiture de location, je ne la recommande pas : circulation dense et parkings chers, ce n’est vraiment pas l’idéal. Que visiter à Kyoto en une journée ? Fushimi Inari Taisha – Les 1000 Torii Sans aucun doute, mon lieu préféré à Kyoto ! Les fameux portiques rouges s’enchaînent sur plusieurs kilomètres, créant un tunnel impressionnant menant à un sanctuaire niché dans la montagne. Arrivé sur place tôt le matin, j’ai d’abord été frappé par la foule… Mais j’ai vite compris qu’il suffisait de marcher un peu plus loin, car la plupart des touristes s’arrêtent au début du parcours. Une fois la première montée passée, j’ai pu profiter d’un moment de calme, seul sous ces enfilades de torii. Un instant magique où l’on se sent hors du temps. La forêt de bambous d’Arashiyama Visuellement, cet endroit est superbe, mais j’avoue avoir été un peu déçu par l’affluence. Difficile d’apprécier pleinement l’atmosphère zen quand on est entouré de dizaines de personnes prenant des selfies. Pour éviter la foule, je conseille d’y aller très tôt le matin. Juste à côté, le parc aux singes d’Iwatayama vaut le détour : après une montée d’une vingtaine de minutes, on arrive sur un belvédère offrant une vue magnifique sur Kyoto. Et en prime, des singes en liberté se baladent autour de vous. Le Pavillon d’Or (Kinkaku-ji) Ce temple recouvert de feuilles d’or est un incontournable. Posé au bord d’un étang, il offre un spectacle fascinant, surtout quand il se reflète dans l’eau. Malgré la foule, j’ai pris le temps d’admirer les détails et de profiter de la sérénité du lieu. À noter : l’entrée coûte 500 yens par personne. Le quartier de Gion Quartier emblématique de Kyoto, Gion est connu pour ses maisons traditionnelles et ses maisons de thé. En fin d’après-midi, j’ai déambulé dans ses ruelles, espérant apercevoir une geisha… mais ce ne fut pas le cas ! Cela dit, l’ambiance unique du quartier en fin de journée, entre lanternes allumées et ruelles pavées, était magique. La rue Sannenzaka J’ai préféré cette rue à Gion : plus animée, avec ses petites échoppes et ses cafés traditionnels. Je me suis arrêté dans une boutique pour goûter un matcha glacé, parfait après une journée de marche sous la chaleur. Le temple Kiyomizu-dera Ce temple, perché sur les hauteurs de Kyoto, offre une vue imprenable sur la ville. Sa particularité ? Une immense terrasse en bois soutenue par des piliers, qui donne l’impression de flotter au-dessus de la forêt. En arrivant, j’ai eu droit à une légère brume qui s’élevait au-dessus des arbres, rendant le lieu encore plus mystique. L’ambiance était à la fois solennelle et apaisante, avec le son des cloches résonnant au loin. Non loin du temple, il y a la fameuse source Otowa-no-taki, où les visiteurs viennent boire de l’eau aux propriétés supposément bénéfiques. Trois filets d’eau tombent d’une structure en pierre, chacun symbolisant un aspect différent : longévité, réussite scolaire et amour. J’ai tenté ma chance en buvant à la coupe en métal suspendue… mais impossible de savoir si cela portera ses fruits ! Le Pavillon d’Argent (Ginkaku-ji) Moins tape-à-l’œil que son cousin doré, ce temple est entouré d’un jardin zen sublime, avec un étonnant monticule de sable soigneusement ratissé. L’endroit dégage une atmosphère paisible, propice à la contemplation. J’ai pris mon temps pour parcourir le jardin, admirant les bassins et les érables parfaitement entretenus. Les ruelles traditionnelles de Higashiyama Après une matinée bien chargée, j’ai flâné dans le quartier de Higashiyama. Ces ruelles pavées bordées de maisons traditionnelles sont parfaites pour une pause. Entre deux boutiques de souvenirs, j’ai craqué pour un mochi au matcha fraîchement préparé. Une petite douceur bienvenue avant de poursuivre l’exploration. Le parc Maruyama Situé à proximité du sanctuaire Yasaka, ce parc est particulièrement connu pour ses cerisiers en fleurs au printemps. En été, l’ambiance est différente mais tout aussi agréable : des bancs à l’ombre des grands arbres, des petits chemins sinueux et des stands vendant des snacks typiquement japonais. Je me suis arrêté pour goûter un takoyaki, ces fameuses boulettes de poulpe recouvertes d’une sauce sucrée-salée. Brûlant, mais délicieux ! Le pont Togetsukyo Pour terminer la journée, direction Arashiyama et son célèbre pont en bois. Ce lieu offre un superbe panorama sur la rivière Katsura et les montagnes environnantes. Le soleil commençait à décliner, teintant le ciel de nuances orangées. Un petit vent frais soufflait, contrastant avec la chaleur écrasante de la journée. C’était

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Nusa Penida

A la découverte de Nusa Penida

À peine débarqué à Bali, me voilà déjà en route pour Nusa Penida, une petite île à l’est de Bali qui a la réputation d’être bien plus tranquille que sa grande sœur. Je voulais voir si c’était vrai et dès mon arrivée, le constat est sans appel : peu de touristes, des infrastructures limitées, et une ambiance bien plus sauvage et préservée. Juste ce qu’il faut pour moi. Chaque sortie en scooter s’annonce comme une petite expédition et rien que ça, j’adore. Quatre jours ici, et je suis déjà sous le charme. Quand visiter Nusa Penida La période idéale pour découvrir Bali et ses îles s’étend d’avril à novembre. À cette période, le climat est agréable et sec, parfait pour explorer l’île à moto ou faire de la randonnée. Entre décembre et mars, c’est la saison des pluies, mais il fait toujours chaud, donc certains touristes préfèrent quand même venir en hiver. Par contre, en juillet et août, c’est l’affluence maximale, avec des hordes de visiteurs qui envahissent Bali. Je suis venu en août, et Nusa Penida était encore relativement paisible, même si certains spots populaires voyaient défiler du monde en pleine journée. Comment se rendre à Nusa Penida Speed Boat – Ferry Deux options s’offrent à vous pour rejoindre l’île. La plus rapide, c’est le speed boat, avec des départs depuis Sanur ou Padangbai. Le billet coûte environ 200 000 RP par personne (négociable à 175 000 RP, mais pas beaucoup moins). En moins d’une heure, vous êtes sur l’île. Mais attention : bien vérifier son billet avant de monter à bord ! Un couple rencontré sur place s’est retrouvé sur Nusa Lembongan après avoir demandé dix fois un billet pour Nusa Penida. Ils s’en sont rendu compte en débarquant… mauvaise surprise. Sinon, il y a le ferry depuis Padangbai, qui met à peu près le même temps mais perd un temps fou à charger scooters et voitures. Au retour, la galère peut commencer : nous avons dû patienter deux heures avant que le ferry puisse accoster à Padangbai, les bateaux tournant en rond en attendant leur tour. Depuis Sanur, il y a maintenant un ferry qui part trois fois par jour, avec un trajet de 30 à 45 minutes et un prix moyen de 25€. Se déplacer à Nusa Penida Pour explorer Nusa Penida, il vous faut un scooter, ou alors venir avec une voiture de location depuis Bali (mais ce n’est pas très pratique, vu l’état des routes étroites et cabossées). Certains hôtels proposent aussi des excursions en voiture avec chauffeur, mais la liberté du scooter est incomparable. J’ai loué un scooter pour 70 000 RP par jour, en bon état. Conseil : vérifiez les freins, les pneus et demandez un casque ! Les routes sont parfois défoncées, et mieux vaut être prudent. Deux grosses stations essence se trouvent au nord de l’île, sinon, on trouve de l’essence vendue en bouteilles le long des routes, entre 12 000 RP et 17 000 RP pour deux litres. Pour éviter de vous perdre, téléchargez l’appli maps.me avant d’arriver. Peu de panneaux sur l’île, donc mieux vaut avoir une carte hors ligne sous la main. Se loger à Nusa Penida La majorité des hébergements se trouvent au nord de l’île. Le sud, plus sauvage, est encore préservé du tourisme. J’ai séjourné dans une cabane perchée au Rumah Pohon, une expérience inoubliable. Vue imprenable sur l’île, lever de soleil magique depuis la terrasse. La nuit dans la cabane coûte 170 000 RP pour deux, avec un dîner et le petit déjeuner inclus. Pas de grand confort : un matelas au sol, un ventilateur, un appareil anti-moustiques, mais c’est largement suffisant pour vivre une expérience unique. Bonus : une petite tyrolienne permet de redescendre plus vite à la route principale ! Que faire à Nusa Penida Nusa Batumategan Un des plus beaux points de vue de l’île, offrant une vue imprenable sur la côte est. Pour y accéder, il faut payer un droit d’entrée de 5 000 RP pour le parking du scooter. En descendant le chemin, j’ai découvert des cabanes dans les arbres où il est possible de passer la nuit. L’endroit est parfait pour admirer un lever de soleil spectaculaire. Broken Beach & Angel’s Billabong Deux sites impressionnants mais très différents. Broken Beach est une formation rocheuse circulaire où la mer s’engouffre à travers une arche naturelle. Angel’s Billabong, de son côté, est une piscine naturelle aux eaux cristallines. À marée basse et par mer calme, on peut s’y baigner. L’eau est incroyablement transparente, et on a l’impression de flotter au-dessus du récif. J’y suis allé tôt le matin, et j’avais l’endroit presque pour moi seul, un vrai luxe ! Kelingking Beach Certainement le spot le plus photographié de Nusa Penida. Depuis le haut de la falaise, la vue sur cette plage en contrebas est incroyable. On distingue une formation rocheuse qui ressemble à un T-Rex. Il est possible de descendre, mais le sentier est abrupt et peut être dangereux, surtout en claquettes. J’ai tenté la descente en baskets, et même comme ça, il faut être bien concentré ! Une fois en bas, la plage est magnifique, mais attention aux vagues : elles sont violentes et la baignade peut être risquée. Crystal Bay Si vous cherchez une plage accessible et agréable pour vous détendre, c’est ici qu’il faut aller. Crystal Bay est la plage la plus fréquentée de l’île, mais aussi l’une des rares où l’on peut réellement poser sa serviette et se baigner sans risque. J’ai aussi réservé une excursion en bateau depuis cette plage pour aller voir les raies manta. Pour 450 000 RP à deux, nous avons exploré plusieurs spots de snorkeling, dont Gamat Bay, un véritable aquarium naturel. Voir ces immenses raies nager sous mes pieds a été un moment inoubliable. Atuh Beach Une autre plage splendide, accessible après avoir descendu quelques marches d’escalier. L’entrée coûte 5 000 RP pour le parking et 10 000 RP par personne. L’eau est turquoise, entourée de falaises impressionnantes.

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Mont Blanc

Mont-Blanc: 2 Jours D’ascension Du Plus Haut Sommet Français

Aujourd’hui je repart sur une nouvelle aventure au Mont-Blanc en 2 jours. Mon aventure au Mont Blanc commence par un départ aux aurores, à 4h du matin. Le trajet en voiture jusqu’à Saint-Gervais se fait dans un silence contemplatif, la route serpentant entre les montagnes encore endormies. Une fois arrivés au Fayet, je monte dans le tramway du Mont-Blanc, un vieux train au charme suranné qui grimpe lentement jusqu’au Nid d’Aigle, point de départ de l’ascension. L’excitation monte au fur et à mesure que les paysages défilent par la fenêtre. Forêts denses, vallées profondes et pics acérés : tout semble nous rappeler l’immensité de ce qui nous attend. À 9h15, nous descendons du tramway et sommes immédiatement happés par l’air frais et vivifiant de l’altitude. Le ciel est d’un bleu limpide, mais un contrôleur nous annonce que la météo se dégradera le lendemain. Il n’y a pas d’alternative : si nous voulons atteindre le sommet, il faudra tout donner aujourd’hui. Après un rapide check de l’équipement, nous attaquons la montée vers le refuge du Goûter. La première partie de l’ascension est plutôt douce. Le sentier serpente à travers les roches et la végétation alpine, offrant une progression régulière. L’absence de neige facilite notre avancée, même si quelques pierres instables rappellent qu’ici, chaque pas doit être mesuré. Nous croisons quelques alpinistes redescendant du sommet, certains épuisés, d’autres euphoriques. Chacun a son histoire, son propre combat face à la montagne. Vers midi, nous atteignons le fameux couloir du Goûter, surnommé le « couloir de la mort » en raison des fréquentes chutes de pierres. L’endroit est impressionnant, une large entaille dans la montagne où l’on distingue des cicatrices laissées par d’anciens éboulis. Par chance, nous arrivons avant que le soleil ne réchauffe trop la paroi, limitant ainsi le risque de chutes de pierres. D’un pas rapide et concentré, nous traversons le couloir en retenant notre souffle. Une fois de l’autre côté, je prends une grande inspiration : premier obstacle franchi. La montée vers le refuge du Goûter devient plus raide. L’altitude commence à peser sur les jambes, chaque pas demande un effort supplémentaire. Mais l’envie d’atteindre le sommet est plus forte que la fatigue. Quelques câbles et échelles jalonnent le parcours, offrant une aide précieuse sur les passages les plus vertigineux. Je me surprends à aimer cette sensation d’être minuscule face à l’immensité de la montagne. À un moment, une bourrasque de vent soulève un voile de neige sur une crête voisine, dessinant une silhouette fantomatique sur fond de ciel azur. Instant figé, hors du temps. À 13h30, nous atteignons le refuge du Goûter, perché à 3 835 mètres d’altitude. C’est le moment de souffler, de se ravitailler et de faire le point sur la suite de l’ascension. L’ambiance est studieuse, chacun ajuste son équipement, vérifie son niveau d’énergie. La vue est déjà spectaculaire, avec la vallée en contrebas et les sommets voisins baignant dans une lumière éclatante. La décision est prise : on continue vers le sommet. La dernière partie de l’ascension commence par une longue montée en lacets menant au Dôme du Goûter. Ici, le paysage change radicalement. La roche laisse place à un vaste plateau de neige où quelques crevasses jalonnent le chemin. À mesure que nous grimpons, le souffle se fait plus court, l’altitude pèse sur les organismes. L’un d’entre nous montre des signes de faiblesse, ses jambes flanchent, l’énergie s’amenuise. Nous faisons plusieurs pauses, mais il peine à avancer. Plutôt que de prendre un risque inutile, il décide de rester au refuge Vallot pendant que nous continuons l’ascension. Le vent se lève alors que nous abordons les dernières crêtes menant au sommet. Les crampons mordent la neige, chaque pas demande une concentration absolue. Les crêtes sont aériennes, offrant une vue imprenable sur les glaciers en contrebas. Malgré la fatigue, une euphorie monte en moi : nous sommes proches du but. Le dernier mur semble interminable, chaque petite bosse cachant la suivante. Puis enfin, le sol s’aplanit. Un dernier effort, et nous y sommes. Le sommet du Mont Blanc, à 4 810 mètres. Un instant suspendu. La mer de nuages en contrebas, les sommets alpins s’étendant à perte de vue. Une sensation indescriptible, un mélange de fatigue, de soulagement et de joie intense. Nous nous serrons dans les bras, certains laissent échapper une larme. Quelques photos souvenirs, une gorgée d’eau glacée, et déjà, il est temps de redescendre. Le vent mordant nous rappelle que la montagne ne fait pas de cadeau à ceux qui s’attardent trop longtemps. La descente commence avec une vigilance accrue. L’adrénaline du sommet s’estompe, laissant place à la fatigue accumulée. Il faut rester concentré, surtout sur les crêtes effilées où le moindre faux pas pourrait être fatal. Le vent souffle toujours par rafales, balayant la neige et formant parfois de petites congères traîtresses. Je garde un œil sur mes crampons, m’assurant qu’ils mordent bien la neige à chaque pas. Lentement, nous rejoignons le refuge Vallot où notre compagnon nous attend, emmitouflé dans ses vêtements, le visage marqué par l’altitude mais le sourire aux lèvres en nous voyant revenir. Nous reprenons ensemble le chemin du retour vers le refuge du Goûter. La lumière commence à changer, offrant des contrastes magnifiques sur la neige et les crêtes environnantes. C’est le genre de moment où la montagne dévoile toute sa grandeur, où l’on se sent à la fois insignifiant et privilégié d’être là. À mesure que nous descendons, la respiration devient plus facile, les muscles se détendent légèrement. Mais chaque pas en avant nous rappelle les 2 400 mètres de dénivelé négatif à avaler d’ici le lendemain. Lorsque nous atteignons le refuge du Goûter, la fatigue est bien installée, mais le timing est parfait : nous arrivons juste avant la tombée de la nuit et le début du repas. L’intérieur du refuge est chaleureux, un contraste saisissant avec l’extérieur balayé par le vent. Nous nous installons à table, savourant un repas simple mais réconfortant. À cette altitude, même un plat basique a un goût d’exploit après

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Le Mont Blanc

Mon incroyable objectif: Du Mont Blanc en 1 jour

Objectif Mont Blanc en 1 jour par la voie Normale ! C’est le genre de défi qui fait rêver, un challenge extrême où chaque pas compte. L’idée me trottait dans la tête depuis longtemps, et cet été, c’était enfin le moment de me lancer. Gravir le sommet en une seule journée, c’est s’infliger 3700m de dénivelé positif et négatif sur 27km. Une expérience intense qui demande une préparation physique sérieuse et un équipement adapté. Attention, l’ascension du Mont-Blanc n’a rien d’une simple randonnée. C’est une véritable course contre la montre où il faut gérer l’effort, l’altitude et les conditions météo. Monter aussi vite, aussi haut, expose au mal aigu des montagnes. Une bonne préparation est essentielle : pratiquer régulièrement un sport d’endurance, être capable d’enchaîner un trail de 50km avec 3500m de D+, et bien connaître son corps en altitude. Quel itinéraire choisir pour gravir le Mont Blanc La voie normale La route classique débute au Nid d’Aigle et passe par le refuge du Goûter avant d’atteindre le sommet. C’est l’itinéraire le plus accessible et le plus emprunté, avec des refuges pour se reposer et un chemin bien tracé. Pour un défi en une journée, c’est clairement la meilleure option. La voie des Grands Mulets Elle part de Chamonix, traverse le glacier des Bossons et rejoint le refuge Vallot. Moins empruntée, elle est souvent choisie pour les tentatives de records de vitesse. La voie des 3 Monts Un itinéraire technique qui passe par le Mont Blanc du Tacul et le Mont Maudit. Il demande une bonne expérience en alpinisme et une excellente condition physique. La voie italienne Un itinéraire plus sauvage, avec une approche différente depuis le refuge Gonella. Moins fréquentée mais splendide. La voie Royale (Miage Bionnassay) Une option plus technique et engagée, passant par l’arête de Bionnassay. Quand faire l’ascension du Mont Blanc en une journée La meilleure période pour une ascension rapide se situe entre mi-juillet et mi-septembre. La météo est plus clémente, les conditions de neige sont optimales et le sentier est bien tracé. Attention cependant, une fenêtre météo parfaite est impérative : pas de vent violent, pas de précipitations, et une visibilité optimale. Départ de l’ascension À 1h40 du matin, c’est parti ! J’ai choisi de partir de Bionnassay, à 1400m d’altitude, pour éviter la section du train jusqu’au Nid d’Aigle. L’idée était de commencer directement par un sentier plus naturel, même si l’obscurité rendait les premiers kilomètres un peu flous. Une fois au Nid d’Aigle, direction le refuge de Tête Rousse, où les premières neiges font leur apparition. Puis vient le fameux couloir du Goûter, un passage redouté où des blocs de pierre peuvent dévaler à tout moment. Il faut passer vite, mais prudemment. Après une montée dans un pierrier équipé de câbles, j’arrive au refuge du Goûter, à 3835m. Neige et refuge du Goûter À 6h10, j’atteins enfin le refuge du Goûter. Ici, le paysage change radicalement : place aux crampons et à la progression sur neige. La montée vers le refuge Vallot (4362m) est relativement douce, malgré quelques crevasses à surveiller. À 7h40, j’arrive à Vallot. L’altitude commence à se faire sentir, et le vent balaie les crêtes. C’est le moment de s’encorder. L’effort devient plus intense, et chaque pas semble plus lourd. L’arête finale est un pur moment de concentration : entre l’exposition et la fatigue, il faut rester lucide. À 9h30, enfin le sommet du Mont Blanc, à 4810m. La sensation est incroyable. Un mélange de fatigue extrême, de fierté et d’émerveillement. L’horizon s’étend à perte de vue, une mer de sommets enneigés s’offre devant moi. Je prends quelques instants pour savourer cet instant, m’imprégner du paysage, et bien sûr immortaliser le moment avec quelques photos. Mais pas question de trop traîner. À cette altitude, le froid est mordant, et la fatigue pourrait vite me rattraper. Une dernière inspiration profonde, puis il est temps d’entamer la descente. La descente : un autre défi On a souvent tendance à penser que le plus dur est derrière soi une fois le sommet atteint. Grave erreur. La descente peut être encore plus éprouvante que la montée. Les muscles sont fatigués, la concentration diminue, et c’est souvent là que les accidents surviennent. Sur la première partie, jusqu’au refuge Vallot, la neige encore dure du matin facilite la progression. Mais en redescendant vers le refuge du Goûter, la chaleur commence à ramollir la neige, rendant chaque pas plus instable. Il faut rester vigilant et bien contrôler chaque mouvement. Au refuge du Goûter, petite pause pour souffler et reprendre quelques forces. Un des membres de notre groupe commence à ressentir un léger mal des montagnes. Rien de grave, mais il faut ralentir un peu le rythme. L’occasion pour moi de repenser à cette ascension, aux efforts fournis et à la magie de cette montagne mythique. Nous continuons la descente avec précaution, en repassant par le couloir du Goûter où quelques pierres commencent à tomber sous l’effet du dégel. Un dernier effort pour rejoindre le Nid d’Aigle, puis le sentier final jusqu’au point de départ. À 15h30, après 14h d’effort intense, je retrouve enfin le parking. Fatigué, courbaturé, mais heureux. Équipement indispensable pour l’ascension du Mont Blanc en une journée Pour un défi comme celui-ci, partir léger est tentant, mais il ne faut pas négliger la sécurité. Voici la liste de l’équipement que j’avais avec moi : Bilan de l’ascension du Mont Blanc en une journée Gravir le Mont Blanc en un jour, c’est un défi hors normes. Il ne faut pas être un athlète de haut niveau, mais une très bonne condition physique est indispensable. Savoir gérer son effort, connaître les bases de l’alpinisme et surtout, avoir l’humilité de faire demi-tour si les conditions ne sont pas bonnes. Ce défi m’a appris énormément sur ma résistance physique et mentale. L’année précédente, j’avais tenté l’ascension mais dû renoncer au refuge du Goûter à cause du vent et du froid. Cette fois, la météo était de mon côté, et j’ai pu aller jusqu’au bout. Une expérience incroyable

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Le mont blanc

Le tour du Mont Blanc (tbm) en 3 jours

Le Tour du Mont Blanc, c’est un mythe pour tout randonneur ou trekkeur passionné de montagne. Un itinéraire qui traverse trois pays, la France, l’Italie et la Suisse, en serpentant autour du sommet le plus emblématique des Alpes. Depuis longtemps, ce sentier me faisait rêver, et c’est avec une excitation palpable que je me suis lancé dans l’aventure, avec pour objectif de parcourir ces 170 km et 10 000 m de dénivelé positif en trois jours. Quand faire le Tour du Mont Blanc en trois jours ? La période idéale pour ce périple s’étend de mi-juin à fin septembre, lorsque les refuges sont ouverts et que les conditions météo sont plus clémentes. J’ai choisi de partir début juillet, et bien que les sentiers soient en grande partie dégagés, quelques passages étaient encore enneigés, notamment au col du Bonhomme, au col de la Balme et vers le Brévent. Heureusement, la trace était bien marquée, ce qui permettait de progresser sans encombre. Préparer son matériel pour le Tour du Mont Blanc Pour tenir la distance tout en restant léger, j’ai opté pour un équipement minimaliste mais efficace : Avec cette liste, mon sac ne dépassait pas 4,5 kg, eau comprise, ce qui permettait de rester léger et efficace sur les sentiers. Jour 1 : Des Houches à Maison Vieille Départ aux aurores, à 5h30, pour une longue première étape de 60 km et 3600 m de dénivelé positif. L’excitation est là, les jambes sont fraîches, et l’air matinal encore frais. La première section jusqu’aux Contamines n’est pas la plus excitante, avec ses larges pistes et quelques portions de route, mais dès qu’on s’élève vers le col du Bonhomme, la magie opère. Le paysage devient plus alpin, les montagnes se dressent fièrement, et l’on se sent minuscule face à cette immensité. Au sommet du col, la neige est encore bien présente, formant un contraste saisissant avec le ciel bleu. Une descente rapide nous amène au refuge de la Croix du Bonhomme, où je prends le temps de remplir ma gourde et d’échanger quelques mots avec d’autres randonneurs. Certains s’apprêtent à partir pour dix jours de trek, tandis que nous avons choisi une approche plus intense. Nous poursuivons vers le col de la Seigne, marquant notre entrée en Italie. La descente vers le Val Veny est à couper le souffle : des glaciers suspendus, des cascades en contrebas et une lumière dorée qui embrase les sommets. Un moment suspendu que je prends le temps d’immortaliser avec mon appareil photo. À Courmayeur, une pause bien méritée s’impose. Je ne résiste pas à un bon café italien accompagné d’une pâtisserie locale. Une anecdote amusante : en sortant du café, un vieux montagnard m’aborde et me lance en riant qu’avec mon sac aussi léger, je dois sûrement être un « coureur de l’UTMB ». Je rigole en lui expliquant notre défi en trois jours, et il me répond en tapotant son ventre : « Moi, je le fais en quinze, mais avec du bon vin dans le sac ! » La dernière montée vers le refuge Maison Vieille est rude après une journée aussi longue, mais l’arrivée au refuge récompense tous les efforts. L’ambiance y est chaleureuse, la décoration rustique mais charmante, et le dîner, un vrai festin. On se couche tôt, épuisés mais heureux de cette première journée. Jour 2 : De Maison Vieille à Champex Réveil avant l’aube, la tête encore embrumée par la fatigue de la veille. À 5h30, nous quittons le refuge Maison Vieille sous un ciel étoilé, avec en toile de fond les silhouettes massives des sommets alpins. L’air est frais, et l’excitation est toujours là. Direction le col Ferret, frontière naturelle entre l’Italie et la Suisse, avec au programme environ 55 km et 2500 m de dénivelé positif. La montée vers le col Sapin nous réveille immédiatement. Au fur et à mesure que le jour se lève, les montagnes s’illuminent d’une lueur rosée absolument magique. Un de ces instants qui rappelle pourquoi on se lève si tôt pour ces aventures. La descente vers le Val Ferret est une pure merveille : le sentier serpente entre les prairies d’altitude où paissent des vaches aux cloches résonnantes, et chaque virage offre une nouvelle vue plus époustouflante que la précédente. En arrivant au refuge Elena, nous faisons une petite pause café en profitant de la vue sur le glacier de Pré de Bar. Un randonneur suisse nous raconte qu’il a vu un bouquetin juste avant l’aube, perché sur une crête abrupte. On repart avec l’espoir d’en apercevoir un nous aussi. La montée vers le Grand Col Ferret est exigeante, mais la récompense est immense. Arrivés au sommet, nous basculons en Suisse et profitons d’un panorama spectaculaire sur les vallées suisses et le massif du Mont Blanc derrière nous. De l’autre côté, la descente est douce et roulante, parfaite pour relâcher un peu les jambes. En milieu de journée, nous faisons halte au refuge de La Peule, où l’on dévore deux sandwichs et un Coca bien mérité après plusieurs heures d’effort. L’ambiance est détendue, et les randonneurs échangent leurs anecdotes de voyage. Un couple de Canadiens, en trek depuis une semaine, nous demande comment on arrive à faire le tour en trois jours. « Avec beaucoup de souffrance et un peu de folie », réponds-je en riant. La traversée vers Champex est moins exaltante. Le sentier descend progressivement vers la plaine et longe plusieurs petits villages suisses. L’odeur du bois et des pâturages nous accompagne jusqu’à Champex, où nous faisons étape au Relais d’Arpette. L’endroit a des allures d’hôtel-refuge, avec des dortoirs impeccables et un dîner copieux qui nous fait le plus grand bien. Avant de dormir, je sors admirer le lac de Champex sous la lumière des étoiles. Le silence est absolu, interrompu seulement par le bruissement du vent dans les sapins. Un moment suspendu, où l’on mesure la chance de pouvoir vivre une telle aventure. Jour 3 : De Champex aux Houches Dernière journée, et pas la plus facile : 45 km, 3500 m de dénivelé positif, et

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