Serge

la réunion

J’ai testé la chute libre à la réunion

Je suis à La Réunion, cette île intense où la nature dicte le tempo. Après avoir exploré les sentiers du Piton de la Fournaise et goûté aux caris épicés du marché de Saint-Paul, une idée un peu folle s’est imposée : sauter en parachute. Ce n’était pas vraiment prévu, mais une offre de dernière minute et un budget vacances bien géré ont fini par me convaincre. Après tout, c’est l’occasion rêvée de voir l’île sous un autre angle. Où sauter en parachute à La Réunion ? Sur l’île, plusieurs centres proposent des sauts en tandem, mais j’ai choisi l’aérodrome de Saint-Pierre pour son ambiance conviviale et sa vue panoramique sur le sud sauvage. L’association locale qui gère les sauts a une bonne réputation, et l’idée de sauter avec des passionnés qui partagent leur expérience m’a mis en confiance. Il faut réserver à l’avance, surtout en haute saison, mais en étant sur place en août, j’ai eu la chance d’obtenir un créneau quelques jours après ma demande. Petit conseil : privilégiez un saut tôt le matin. Les nuages s’accrochent souvent aux reliefs en fin de matinée, et un ciel dégagé, c’est quand même mieux pour profiter du panorama. Les préparatifs avant le saut Le jour J, j’arrive sur le site avec une excitation difficile à contenir. L’accueil est chaleureux, l’ambiance bon enfant. Après les formalités (certificat médical obligatoire et quelques signatures), place au briefing. Mon instructeur, un type expérimenté qui enchaîne les sauts comme d’autres prennent leur café du matin, m’explique le déroulement du vol : 12 minutes en avion pour monter à 4000 mètres, 45 secondes de chute libre et quelques minutes sous voile avant d’atterrir. Je m’équipe : harnais ajusté, lunettes bien en place, tout est vérifié plusieurs fois. L’instructeur insiste sur la position à adopter au moment de sauter et pendant la chute libre. « Garde la tête en arrière et les bras pliés au début, puis profite. » Facile à dire ! On fait un petit exercice au sol, puis on patiente en regardant les autres sauteurs atterrir. Le vol en avion : une montée qui fait monter l’adrénaline Je grimpe dans l’avion, un petit appareil où l’on s’entasse en fonction de l’ordre de saut. Assis au sol, collés les uns aux autres, on décolle en douceur. Et là, la magie opère. L’océan s’étend à perte de vue, les cirques dévoilent leurs reliefs, et le volcan se découpe nettement dans la lumière du matin. Une véritable carte postale. Je profite du spectacle en me disant que je vais bientôt plonger tête la première dedans. À mesure que l’altitude grimpe, la tension aussi. Ceux qui sautent en solo disparaissent un à un dans le vide. Puis, vient mon tour. Mon moniteur accroche solidement mon harnais au sien, vérifie une dernière fois les sangles. Il se place au bord, moi suspendu dans le vide, les pieds dans le vide, le cœur battant à cent à l’heure. Le grand saut 3… 2… 1… Je bascule en avant et c’est la chute libre. Les cinq premières secondes sont un mélange d’adrénaline pure et de sensations incontrôlables. Une impression de tomber sans fin, le vent qui s’engouffre partout, le cœur qui fait des loopings. Puis, la vitesse se stabilise autour de 200 km/h. L’île sous mes pieds semble défiler au ralenti. Le lagon turquoise, les ravines abruptes, les villages perchés… Un instant suspendu entre ciel et terre. Je lève les yeux et aperçois mon vidéaste, flottant à quelques mètres devant moi, capturant mon expression entre euphorie et émerveillement. Un petit signe de la main pour la caméra, et déjà, le sol se rapproche. L’ouverture du parachute : un moment suspendu Au bout de 45 secondes de chute libre qui ont semblé durer une éternité et une fraction de seconde en même temps, mon moniteur déclenche l’ouverture du parachute. D’un coup, tout ralentit. On passe de 200 km/h à une descente paisible en quelques secondes. La pression sur le harnais est bien présente, mais quelle sensation agréable ! Après l’excitation brutale du saut, c’est comme si le temps se dilatait. Je prends enfin le temps d’observer le paysage sous un autre angle. Suspendu à 1500 mètres au-dessus de l’île, la vue est à couper le souffle. D’un côté, l’océan indien, avec son dégradé de bleus incroyables. De l’autre, les montagnes escarpées et les cirques verdoyants de La Réunion. Je repère au loin le Piton des Neiges, majestueux sous le soleil du matin. Mon moniteur me propose de prendre les commandes du parachute. Un léger coup à droite et on entame une spirale descendante qui fait remonter l’adrénaline. Il m’explique comment gérer la voile pour diriger la descente, mais je me contente de quelques manœuvres avant de le laisser reprendre la main. Mieux vaut éviter une arrivée trop chaotique ! L’atterrissage : retour sur terre On approche du sol et mon moniteur me rappelle les consignes : lever les jambes pour éviter tout impact trop brutal. L’atterrissage est fluide, presque doux. En quelques secondes, me voilà de retour sur terre, avec une sensation étrange : j’étais à 4000 mètres d’altitude il y a à peine cinq minutes ! Le cerveau peine à suivre ce grand huit émotionnel. Je reste quelques instants assis sur l’herbe, le temps de reprendre mes esprits. Le moniteur défait le harnais tandis que mon vidéaste me rejoint, un large sourire aux lèvres. Il me montre rapidement quelques clichés sur son écran : mon visage en chute libre oscille entre excitation et terreur contrôlée. Un souvenir inoubliable ! Mon avis sur le saut en parachute à La Réunion Est-ce que ça vaut le coup ? Clairement, oui. Le saut en parachute est une expérience unique, un condensé d’émotions brutes et d’adrénaline pure. Le prix reste élevé, mais si vous avez l’occasion de le faire une fois dans votre vie, foncez ! Ce qui rend cette expérience encore plus magique à La Réunion, c’est la vue incroyable que l’on a pendant la descente. Entre la montagne et l’océan, difficile d’imaginer un

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Zion national park

Le Zion National Park – Utah et ses randonnées

Zion National Park, un joyau de l’Utah, est un terrain de jeu idéal pour les passionnés de randonnée et de grands espaces. Ce parc, célèbre pour ses canyons vertigineux et sa nature sauvage, est divisé en trois parties : Zion Canyon, la plus emblématique et visitée ; Kolob Canyons, plus sauvage et moins fréquenté ; et Kolob Terrace, un entre-deux fascinant pour les aventuriers en quête de solitude et de panoramas impressionnants. Lors de mon passage à Zion en août, la chaleur était intense, atteignant facilement les 40°C en journée. Chaque matin, je partais à l’aube pour éviter la fournaise et profiter de la fraîcheur matinale. Ce parc m’a offert certaines des randonnées les plus mémorables de mon voyage, mêlant paysages époustouflants, rencontres inattendues avec la faune locale et instants de pur émerveillement face à la nature brute. Comment venir à Zion National Park Le moyen le plus pratique d’accéder à Zion est en voiture. L’entrée sud du parc, via Springdale, est la plus empruntée car elle mène directement à Zion Canyon, le cœur du parc. Attention si vous avez un camping-car : un tunnel relie différentes parties du parc, mais il impose des restrictions de taille. Une fois à Zion Canyon, les voitures personnelles ne sont pas autorisées sur la route principale d’avril à octobre. Un système de navettes gratuites est mis en place pour préserver l’environnement et fluidifier le trafic. Ces navettes, très bien organisées, passent toutes les 10 à 15 minutes et desservent les principaux points d’intérêt du parc. Si vous prévoyez de visiter plusieurs parcs nationaux aux États-Unis, je recommande vivement le Beautiful Pass (80$ valable un an), qui donne accès à de nombreux parcs. Quand visiter Zion National Park Zion se visite toute l’année, mais la meilleure période s’étend de mai à novembre. J’y étais en août et j’ai vite compris pourquoi ce mois est réputé pour ses conditions extrêmes : la chaleur est accablante et les orages de fin de journée peuvent provoquer des crues éclairs dans les canyons. Pour éviter la foule et la chaleur, un voyage en septembre ou octobre serait peut-être idéal. Où dormir à Zion Si vous souhaitez dormir dans le parc, l’unique hôtel disponible est le Zion Lodge, qu’il faut réserver longtemps à l’avance. Sinon, juste avant l’entrée, à Springdale, plusieurs hôtels sont disponibles, mais les prix peuvent être élevés. Les options de camping sont plus accessibles et permettent une immersion totale dans la nature. Deux campings principaux existent : Lors de mon passage, j’avais prévu de dormir au South Campground, mais en arrivant en fin d’après-midi un samedi, toutes les places étaient prises. J’ai dû rebrousser chemin et chercher une solution en dehors du parc. Le lendemain, j’ai appris qu’il fallait se pointer très tôt le matin pour espérer avoir une place, surtout en haute saison. Explorer Zion Canyon Zion Canyon est le cœur du parc, une vallée encaissée bordée de falaises monumentales sculptées par la Virgin River. Une route parcourt ce canyon, accessible uniquement par les navettes, qui s’arrêtent aux principaux points d’intérêt et de départ de randonnée. Les principaux arrêts du parc Les randonnées incontournables de Zion Si vous aimez la randonnée, vous allez être comblé à Zion. Voici les deux plus mythiques que j’ai pu tester : Angels Landing Cette randonnée est l’une des plus spectaculaires mais aussi des plus vertigineuses du parc. Elle grimpe jusqu’à un sommet offrant une vue panoramique sur tout le canyon. La dernière portion du sentier, une crête étroite avec 300m de vide de chaque côté, est équipée de chaînes pour aider à la progression. J’ai vu plusieurs randonneurs rebrousser chemin à cause du vertige. De mon côté, j’ai avancé prudemment, agrippé aux chaînes, jusqu’à atteindre le sommet où la vue était simplement incroyable. The Narrows The Narrows est une randonnée unique où l’on marche directement dans la Virgin River, au fond d’un canyon de plus en plus étroit. L’eau peut monter jusqu’à la taille, voire plus dans certaines portions. J’ai loué des chaussures de canyoning et un bâton pour faciliter la progression, et après quelques kilomètres, j’étais totalement immergé dans ce décor hors du temps. L’écho de l’eau sur les parois rocheuses et le sentiment d’être minuscule au milieu de ces falaises géantes m’ont laissé un souvenir impérissable. Autour de Zion : d’autres randonnées à ne pas manquer Bien que Zion Canyon soit la star du parc, les alentours réservent aussi des surprises pour les amateurs de randonnée et de paysages sauvages. En quête d’une aventure plus isolée, j’ai décidé d’explorer les sentiers moins fréquentés et de sortir des sentiers battus. Canaan Mountain Wilderness Situé au sud du parc, à environ 45 minutes de route, ce secteur est un véritable trésor caché pour les randonneurs en quête d’isolement. Ici, pas de foule ni de sentiers balisés. Il faut se fier aux traces laissées par les précédents marcheurs, aux cairns et à un bon sens de l’orientation. Mon objectif était d’atteindre le plateau de Canaan Mountain en passant par Water Canyon, d’admirer les célèbres White Domes et de redescendre par Squirrel Canyon. La montée fut raide, avec un dénivelé positif important et un terrain rocailleux exigeant. En arrivant sur le plateau, j’ai été frappé par la beauté du paysage : un désert de sable rouge parsemé de formations rocheuses sculptées par l’érosion. Le silence était total, seulement interrompu par le bruit du vent et le cri lointain d’un aigle. Malheureusement, après plusieurs heures de marche, impossible de trouver le sentier pour redescendre par Squirrel Canyon. Plutôt que de risquer de nous perdre, nous avons rebroussé chemin après 6 heures de randonnée, pour un total de 24 km et 1200 mètres de dénivelé positif. Une expérience intense, réservée aux marcheurs aguerris, mais qui vaut largement l’effort. Observation Point Si Angels Landing est la randonnée la plus populaire du parc, Observation Point offre un point de vue encore plus impressionnant et avec bien moins de monde. Le sentier grimpe à travers des canyons étroits avant d’atteindre un plateau dominant Zion Canyon

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Everest BAse camp

Trek à l’Everest Base camp via les 3 passes

Le trek de l’Everest Base Camp via les 3 passes dans la région du Khumbu au Népal est une aventure hors norme. Pendant 18 jours, j’ai parcouru environ 215 km avec 15 000 mètres de dénivelé positif, une véritable épopée entre montagnes majestueuses et villages reculés. Je vais partager ici toutes les informations essentielles pour préparer votre trek : tarifs, parcours, logement, repas, et quelques astuces qui peuvent faire la différence. Quand partir pour l’Everest Base Camp via les 3 passes Les périodes idéales pour ce trek sont mars-avril et octobre-novembre. Ces mois offrent des conditions climatiques plus favorables avec des températures supportables et des paysages magnifiques. Pour ma part, je suis parti en avril et le spectacle des rhododendrons en fleurs était incroyable. Les vallées étaient d’un vert éclatant, et l’air, bien que parfois frais, était parfait pour la marche. Contrairement à d’autres saisons où le froid peut être mordant ou la pluie persistante, avril offrait un bon équilibre. Comment se rendre au départ du trek de l’Everest Plusieurs options existent selon votre budget et votre envie d’aventure : Départ de Lukla C’est l’option la plus rapide et prisée par la majorité des randonneurs. Un vol depuis Katmandou coûte environ 150€ et vous amène en 35 minutes à Lukla, à 2800m d’altitude. L’atterrissage sur cette piste courte et en pente est une expérience en soi, avec une vue vertigineuse sur les montagnes environnantes. Départ de Phaplu Accessible en avion (environ 150€) ou en bus (14€ pour 12 à 14 heures de trajet), Phaplu ajoute 2 à 3 jours de trek avant de rejoindre Lukla. Ces journées de marche permettent de découvrir la campagne népalaise, avec des villages authentiques et des paysages variés. Une excellente alternative pour éviter la foule dès le début. Départ de Sallari Accessible en jeep depuis Katmandou (environ 480€ à diviser entre les passagers), Sallari est située juste en dessous de Phaplu. La route est plus rapide mais plus chère que le bus. Départ de Shivalaya Un bus depuis Katmandou vous y emmène pour une quinzaine d’euros en 10 heures de route. Cette option prolonge le trek de 4 à 6 jours avant Lukla, mais traverse des paysages magnifiques : forêts de rhododendrons, rizières en terrasse, villages isolés. Départ de Jiri Avec 10 heures de bus depuis Katmandou pour 5€, Jiri est l’option la plus longue pour rejoindre Lukla (environ 7 jours de trek supplémentaires). La première partie du parcours traverse une zone en travaux pour une route, mais le reste du trajet vaut largement l’effort. J’ai opté pour l’arrivée en avion à Lukla et le retour par Jiri. Ce choix permet de voir un maximum de paysages et d’éviter l’effet « aller-retour » du trek. Choisir son parcours : Everest Base Camp via les 3 passes Si vous venez dans cette région du Népal, c’est avant tout pour admirer l’Everest et son camp de base. Plusieurs itinéraires sont possibles : Le trek classique : Lukla – Everest Base Camp Ce parcours se fait en une dizaine de jours et traverse Namche Bazaar, Tengboche, Dingboche, Lobuche et Gorak Shep. C’est la route la plus empruntée avec un flux continu de trekkeurs. Mais la récompense d’atteindre le camp de base et d’admirer le sommet de l’Everest en vaut la peine. Le circuit via Gokyo Une alternative superbe en 10 à 15 jours, qui passe par Gokyo et son célèbre lac turquoise. L’ascension du Gokyo Ri offre l’une des plus belles vues sur l’Everest. Attention toutefois au passage du Cho La Pass, qui peut devenir compliqué par mauvais temps. Le trek des 3 passes Un parcours exigeant de 18 jours qui traverse Renjo La Pass, Cho La Pass et Kongma La Pass. Une aventure qui permet de s’immerger pleinement dans la région, avec des paysages variés et moins de monde sur certaines portions. J’ai opté pour ce trek, en supprimant Kongma La Pass pour inclure la descente vers Jiri dans mon itinéraire. Si vous avez du temps, je recommande fortement d’ajouter quelques jours sous Lukla (au moins jusqu’à Phaplu) pour profiter de la culture locale. Les logements et la nourriture Les hébergements se font dans des lodges tout au long du trek. Les prix varient entre 100 et 300 roupies népalaises (RP) pour une chambre basique. En haute saison (octobre-novembre), il vaut mieux réserver à l’avance, surtout à Gorak Shep où les places sont limitées. Les repas sont simples et adaptés à l’effort : dal bhat (riz, soupe de lentilles, légumes), nouilles, pommes de terre, momos, pancakes tibétains… Plus on monte en altitude, plus les prix augmentent. À titre d’exemple, un dal bhat coûte 250RP à Jiri contre 850RP à Gorak Shep ! C’est pourtant le plat idéal, car on peut demander à être resservi gratuitement. Guide et porteur : faut-il en prendre un ? J’ai choisi de partir sans guide. Avec une bonne carte et quelques échanges avec les locaux, il est assez simple de suivre l’itinéraire. Les guides peuvent être utiles pour obtenir des anecdotes sur la culture et la nature, mais ne sont pas indispensables sur la partie au-dessus de Lukla. Quant aux porteurs, tout dépend de votre condition physique. Personnellement, j’aime porter mon propre matériel et voyager léger, mais un porteur peut être une bonne option pour ceux qui préfèrent marcher sans trop de charge. J’ai suivi un itinéraire exigeant, mais qui m’a offert des paysages incroyables et des moments inoubliables. Voici en détail mon parcours pour l’Everest Base Camp via les 3 passes. Mon parcours : Everest Base Camp via les 3 passes En 18 jours de trek, j’ai accumulé plus de 100 heures de marche, 215 km parcourus et un dénivelé positif d’environ 15 000 mètres. Mon altitude maximale enregistrée a été de 5663m. Je suis parti avec un itinéraire proposé par des agences, que j’ai ensuite ajusté en fonction de mon ressenti et des conditions sur place. J’ai décidé d’enlever un jour d’acclimatation, car je me sentais bien à 4700m, et j’ai également évité Kongma La Pass pour pouvoir inclure la descente

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Bryce canyon

Que faire à Bryce Canyon ?

Visiter Bryce Canyon, c’est plonger dans un décor surréaliste où des milliers de hoodoos sculptés par l’érosion se dressent fièrement sous le ciel de l’Utah. Dès mon arrivée, une sensation étrange m’a traversé : ce lieu ne ressemble à aucun autre. L’air est frais malgré l’été et une brise légère souffle entre les roches rouges, comme un murmure du temps. J’avais entendu dire que Bryce Canyon était l’un des parcs préférés des voyageurs français, mais rien ne pouvait vraiment préparer à cette beauté brute. Quand visiter Bryce Canyon Ce parc national est ouvert toute l’année, mais en hiver, certaines routes sont fermées à cause de la neige. Le meilleur moment pour en profiter pleinement reste de mai à novembre. En plein été, contrairement à d’autres parcs comme Zion, la température reste agréable grâce à l’altitude. J’ai choisi d’y aller en août, un pari risqué niveau fréquentation, mais en arrivant tôt le matin, on profite des sentiers encore calmes. Comment visiter Bryce Canyon L’accès au parc se fait facilement en voiture. Comme d’habitude avec les parcs nationaux américains, le pass annuel America the Beautiful permet d’entrer pour 80$. Un ranger à l’entrée remet un plan détaillé avec tous les points de vue et sentiers principaux. À l’intérieur, des navettes gratuites permettent de se déplacer entre les différents points d’intérêt sans reprendre la voiture. Très pratique pour éviter de tourner en rond à la recherche d’une place de parking. Petite surprise que je n’avais pas anticipée : une supérette, une laverie et des douches sont disponibles à l’intérieur du parc. Parfait pour un road trip ! Après plusieurs jours à dormir sous une tente, une douche bien chaude fait un bien fou avant d’attaquer une longue randonnée. Où dormir à Bryce Canyon J’ai opté pour une nuit en camping, et je ne le regrette pas. Deux campings sont disponibles dans le parc, avec des emplacements réservables en ligne des mois à l’avance et d’autres en mode « premier arrivé, premier servi ». À l’extérieur du parc, on trouve aussi de nombreux motels et hôtels plus confortables. Mais dormir ici, en pleine nature, permet de profiter pleinement de l’ambiance si particulière du canyon. Je me souviens de cette nuit passée sous les étoiles, allongé devant ma tente, le regard perdu dans l’immensité du ciel. Il n’y avait aucun bruit, juste le souffle du vent entre les roches et le cri lointain d’un coyote. Un moment suspendu, presque irréel. Que faire à Bryce Canyon Le clou du spectacle, ce sont évidemment les points de vue sur l’amphithéâtre naturel. Ici, des milliers de hoodoos s’élèvent vers le ciel, donnant au paysage un aspect de cité fantôme. J’ai suivi les recommandations des rangers en empruntant la Scenic Drive, une route de 17 miles ponctuée de nombreux belvédères. Le meilleur plan ? Rouler directement jusqu’à Rainbow Point, au bout de la route, puis revenir en s’arrêtant à chaque point de vue. Ainsi, on commence par les panoramas les moins impressionnants pour terminer en apothéose sur Bryce Point. Les levers et couchers de soleil sont des moments à ne pas manquer. J’ai assisté au lever de soleil à Sunrise Point : les premiers rayons viennent frapper les hoodoos, qui s’embrasent d’une lumière dorée. Magique. Le soir, Sunset Point offre un spectacle tout aussi grandiose, mais la foule y est souvent plus dense. Randonnées à Bryce Canyon Si observer les points de vue est spectaculaire, descendre au cœur de l’amphithéâtre est une expérience encore plus immersive. Contrairement à d’autres parcs où les randonnées peuvent être longues et exigeantes, ici, plusieurs petites balades permettent d’explorer les formations rocheuses de près. J’ai choisi de descendre en fin d’après-midi sur le sentier Navajo Loop, qui serpente entre les hoodoos et offre un regard différent sur le canyon. En marchant sous ces tours de pierre aux formes étranges, on se sent minuscule. Certains hoodoos portent des noms évocateurs : Thor’s Hammer, une immense colonne coiffée d’un bloc de pierre en équilibre, ou encore Wall Street, un passage étroit bordé de falaises verticales qui rappelle un canyon urbain. L’air est plus frais au fond, et l’ombre des roches crée une atmosphère presque mystique. Un autre sentier que j’ai adoré : la Queen’s Garden Trail, qui descend doucement parmi les hoodoos et permet d’admirer la célèbre formation rocheuse en forme de reine assise sur son trône. L’enchaînement Navajo Loop + Queen’s Garden est l’un des plus beaux itinéraires du parc et ne prend que deux à trois heures. Une nuit sous les étoiles Après cette journée riche en découvertes, j’ai décidé de rejoindre un point de vue isolé pour observer le ciel nocturne. Bryce Canyon est l’un des meilleurs endroits aux États-Unis pour l’astronomie, grâce à son altitude et l’absence de pollution lumineuse. Je me suis éloigné des parkings pour trouver un endroit calme et, une fois mes yeux habitués à l’obscurité, le spectacle était incroyable : des milliers d’étoiles, la Voie lactée en arc au-dessus du canyon… Un moment hypnotisant. À ce moment-là, j’ai repensé à un conseil donné par un ranger dans la journée : « Ne vous contentez pas de regarder, écoutez aussi. » En tendant l’oreille, on perçoit le silence absolu, parfois interrompu par le hululement d’une chouette ou le bruissement du vent. Un moment suspendu dans le temps, qui rappelle à quel point ces paysages sont préservés et sauvages. Le Visitor Center : une étape à ne pas manquer Avant de quitter le parc, je suis passé par le Visitor Center. Ce lieu est souvent négligé par les visiteurs pressés, mais il mérite un arrêt. Des expositions expliquent comment le canyon s’est formé au fil des millénaires, comment l’érosion a sculpté ces tours de pierre uniques, et comment la faune et la flore se sont adaptées à cet environnement particulier. J’ai aussi pris le temps de discuter avec un ranger, qui m’a raconté une anecdote fascinante : chaque année, des hoodoos s’effondrent, tandis que d’autres se forment lentement sous l’action de la pluie et du gel. Cela signifie que le Bryce Canyon que

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Amazonie

Où visiter la forêt amazonienne en Équateur

Vous avez décidé de visiter l’Amazonie en Équateur ? Voici un guide pour choisir où aller et découvrir une immersion authentique en pleine jungle. Où aller pour visiter l’Amazonie en Équateur Trois zones différentes Il existe trois principales régions pour explorer l’Amazonie équatorienne : Tena et ses environs, Cuyabeno et Yasuni. La région de Tena Accessible en moins de quatre heures de route depuis Quito, la région de Tena constitue une porte d’entrée idéale pour découvrir l’Amazonie. C’est une bonne option pour une première immersion, notamment pour ceux qui cherchent une expérience plus accessible et économique. L’environnement y est marqué par la présence humaine, ce qui se traduit par une faune et une flore moins denses qu’à Yasuni ou Cuyabeno. Cependant, cette région offre une grande diversité d’activités comme le rafting, des randonnées dans la forêt, des croisières fluviales et l’exploration de la forêt secondaire. La réserve de Cuyabeno Située au nord de Yasuni, la réserve de Cuyabeno s’étend jusqu’à la frontière colombienne. C’est une forêt marquée par une présence importante de rivières et de lacs (au nombre de 14), créant un écosystème unique avec des forêts inondées. La « Laguna Grande » est notamment réputée pour son incroyable biodiversité et ses paysages magnifiques au coucher du soleil. Cuyabeno est une excellente alternative pour ceux qui souhaitent une immersion plus profonde que Tena, tout en étant plus accessible et abordable que Yasuni. Le parc national de Yasuni Classé parc national en 1979 et inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO, Yasuni est souvent considéré comme l’un des lieux les plus riches en biodiversité au monde. Avec plus de 200 espèces de mammifères, 600 espèces d’oiseaux, 100 espèces de reptiles et plus de 4000 variétés de plantes, c’est une réserve naturelle d’exception. Cette région est aussi le territoire des communautés Huaoranis, qui perpétuent leurs traditions en harmonie avec la forêt. Toutefois, visiter Yasuni représente un défi logistique et financier, car l’accès est difficile et les coûts élevés. Une immersion dans la jungle près de Tena Pour cette aventure, direction la région de Tena. Après quelques jours passés à explorer les Andes, le contraste est saisissant dès l’arrivée : l’humidité, les bruits d’insectes omniprésents et l’odeur de terre humide marquent l’entrée dans l’Amazonie. Plutôt que de loger dans un écolodge classique, nous avons opté pour une immersion totale au sein d’une communauté locale. Après un trajet en bus et une descente en pirogue sur le fleuve Arajuno, nous sommes accueillis dans un petit village de la communauté Kichwa. Notre hébergement est une cabane en bois sur pilotis, simple mais confortable, entourée par la forêt. Dès le premier soir, alors que nous discutons autour d’un feu de camp, une énorme pluie tropicale s’abat sur nous, transformant le sol en une véritable patinoire boueuse. Un orage intense illumine la jungle, offrant un spectacle impressionnant sur la canopée. Randonnée en forêt et bivouac Le lendemain, c’est le grand départ pour une randonnée de deux jours en forêt. L’humidité rend chaque pas plus éprouvant, et le sol argileux colle aux chaussures. Les guides locaux, nés ici, avancent pieds nus, esquivant racines et insectes avec une aisance déconcertante. Très vite, nous découvrons les subtilités de la jungle : une liane coupée donne de l’eau potable, une écorce frottée sur la peau éloigne les moustiques, et certaines fourmis dégagent une odeur de citron lorsqu’elles sont écrasées. Après plusieurs heures de marche, nous installons notre campement en pleine nature. Le sol est recouvert de feuilles de bananier pour isoler du froid et de l’humidité. Difficile de s’endormir au son des singes hurleurs, dont les cris résonnent comme des rugissements de fauve. Retour au village et traditions locales Au lever du jour, nous reprenons la marche par un autre sentier. L’air est plus frais, mais l’humidité reste écrasante. En chemin, l’un des guides s’arrête brusquement et nous fait signe de ne plus bouger. À quelques mètres, un paresseux est accroché à une branche, nous regardant avec son sourire naturel et placide. Ce genre de rencontre rappelle à quel point la jungle regorge de surprises. Après plusieurs heures de marche, nous arrivons enfin au village. Une grande bassine d’eau nous attend pour nous rafraîchir, un luxe après deux jours à transpirer sous l’épaisse canopée. Dans l’après-midi, nous découvrons la fabrication du manioque, aliment de base des communautés locales. L’activité en elle-même est simple : râper les racines, presser la pulpe et en extraire un liquide qui, après fermentation, deviendra une boisson légèrement alcoolisée. Ce n’est pas la partie la plus exaltante du séjour, mais l’échange avec les habitants compense largement. Fabrication du chocolat et dégustation Un autre moment fort de cette immersion est la fabrication artisanale du chocolat. Sous un abri en bois, une famille nous montre comment transformer des fèves de cacao en tablette. D’abord, elles sont torréfiées sur une plaque de métal, puis broyées à la main jusqu’à obtenir une pâte onctueuse. Une fois mélangée à du sucre, on la laisse refroidir pour obtenir un chocolat brut et intense. Une expérience sensorielle unique, bien loin des tablettes industrielles. Exploration en pirogue et rencontre avec la faune Le troisième jour est consacré à l’exploration des rivières. Nous embarquons à bord d’une pirogue, glissant silencieusement sur l’eau brune du fleuve Arajuno. Le matin, une brume épaisse recouvre encore la jungle, créant une atmosphère mystique. Soudain, un dauphin d’eau douce fait une brève apparition, sa peau rosée contrastant avec l’eau sombre. Un moment rare et fugace. Plus loin, nous faisons halte chez une famille locale pour tester le tir à la sarbacane, une arme traditionnelle utilisée pour la chasse. Il faut un souffle puissant et une certaine précision pour atteindre la cible, une noix de coco suspendue à quelques mètres. Après quelques essais maladroits, l’un d’entre nous parvient à planter une fléchette en plein centre, sous les applaudissements du guide. Nous poursuivons la descente du fleuve jusqu’à un centre de réhabilitation d’animaux sauvages. Ce refuge recueille des créatures blessées ou issues du trafic illégal, dans l’espoir de les réintroduire dans leur habitat

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Les îles galapagos

Comment profiter des îles Galapagos sans se ruiner ?

Les îles Galápagos, perdues en plein cœur du Pacifique, sont un véritable sanctuaire pour la faune et la flore. Classées réserve naturelle, elles regorgent d’animaux terrestres, marins et aériens qu’on ne trouve nulle part ailleurs. C’est une destination que j’ai toujours rêvé d’explorer, et cette année, j’ai enfin eu l’opportunité d’y poser mon sac à dos. J’ai choisi de visiter les îles par mes propres moyens, sans croisière ni agence, en privilégiant Santa Cruz et Isabela pour leur diversité d’activités et leur accessibilité. Quand aller aux Galápagos Les Galápagos se visitent toute l’année, mais chaque saison a ses spécificités. Entre juin et octobre, le courant de Humboldt refroidit l’eau et attire une faune marine impressionnante. C’est aussi la période où l’on croise le plus de plongeurs et de randonneurs. De mon côté, j’ai opté pour le mois d’août : un bon compromis entre la fréquentation et les conditions météorologiques. L’eau était fraîche, mais la clarté sous-marine exceptionnelle compensait largement la température. J’ai aussi eu droit à quelques averses rapides, mais rien qui ne gâche un séjour sur ces îles magiques. Comment se rendre aux Galápagos Pour rejoindre l’archipel, il faut prendre un vol depuis Quito ou Guayaquil. Les billets tournent autour de 500$ A/R, un peu moins si on décolle de Guayaquil. Une fois sur place, une taxe d’entrée de 100$ est obligatoire pour préserver la biodiversité unique des îles. En contrepartie, on a droit à un superbe tampon en forme de tortue sur le passeport, un souvenir plutôt original. Arrivée sur Santa Cruz Santa Cruz est l’épicentre touristique des Galápagos. L’aéroport se trouve en réalité sur l’île voisine de Baltra, et il faut enchaîner une navette gratuite, un bateau à 1$ et un taxi collectif ou un bus pour rejoindre Puerto Ayora. J’ai opté pour le bus à 2$, et dès l’arrivée, on sent que l’île vit au rythme des explorateurs, des plongeurs et des amoureux de la nature. Se loger à Santa Cruz Il y a de nombreuses options d’hébergement pour tous les budgets. J’ai trouvé une pension familiale tenue par une dame adorable qui m’a offert un café dès mon arrivée. À 25$ la nuit pour une chambre double avec cuisine, c’était une affaire, même si le wifi était capricieux (comme partout aux Galápagos d’ailleurs). Un soir, en rentrant, je me suis retrouvé nez à nez avec un petit lézard dans ma chambre. Après quelques minutes à le chasser gentiment dehors, il a fini par filer sur le mur. L’occasion de me rappeler que nous sommes ici chez eux, et non l’inverse. Où manger à Puerto Ayora Les restaurants de l’avenue Charles Darwin proposent des plats de poisson à prix variés. J’ai adoré les petits stands qui s’installent le soir et transforment la rue en une gigantesque terrasse à ciel ouvert. Pour économiser un peu, j’achetais aussi des produits locaux au marché et je cuisinais à l’auberge. Les almuerzos (menu déjeuner à 5$) sont aussi un bon plan pour bien manger sans exploser son budget. À voir et à faire sur Santa Cruz Station scientifique Charles Darwin Un incontournable, surtout pour en apprendre plus sur les tortues géantes. J’ai été fasciné par ces créatures préhistoriques qui se déplacent lentement, indifférentes aux visiteurs. L’entrée est gratuite, et en plus de voir les tortues, on comprend mieux les efforts de conservation déployés pour préserver l’écosystème unique de l’archipel. Playa Brava et Tortuga Bay Après une marche d’une trentaine de minutes sur un sentier en bois, on arrive sur l’impressionnante Playa Brava. Une plage immense avec un sable blanc éclatant et des vagues puissantes qui rendent la baignade impossible. Ici, ce sont les iguanes marins qui règnent. J’en ai vu des dizaines étalés sur le sable, immobiles, comme s’ils prenaient le soleil. Un peu plus loin, on atteint Tortuga Bay, une crique plus calme où l’on peut nager avec des tortues et des petits requins inoffensifs. J’ai loué un kayak pour explorer les alentours et j’ai eu la chance d’apercevoir un pélican plonger à quelques mètres de moi pour attraper un poisson. Las Grietas Petit canyon rempli d’eau cristalline, Las Grietas est un spot parfait pour se rafraîchir. L’accès se fait en prenant un bateau-taxi à 0,80$ puis en marchant une vingtaine de minutes. J’ai passé un bon moment à plonger dans cette eau limpide où nagent des bancs de poissons colorés. Le contraste entre les falaises abruptes et le bleu de l’eau est spectaculaire. El Chato et les tortues en liberté Si voir des tortues en captivité à la station Darwin est instructif, les observer en liberté à El Chato est encore plus impressionnant. J’ai pris un bus jusqu’à Santa Rosa (1$) puis marché 5 km pour rejoindre la réserve. Sur le chemin, je suis tombé sur une énorme tortue traversant lentement la route. Elle m’a regardé, impassible, avant de reprendre son chemin. À El Chato, on peut se promener au milieu des tortues géantes et admirer ces créatures paisibles dans leur habitat naturel. Pour une expérience encore plus immersive, certains ranchs privés permettent de se balader librement parmi elles pour 5$. Les tunnels de lave Santa Cruz abrite plusieurs tunnels de lave, vestiges des anciennes éruptions volcaniques. J’ai exploré celui près de El Chato, un immense couloir souterrain de 400 mètres de long. Avec ses parois noires et sa fraîcheur soudaine, l’endroit a une atmosphère presque irréelle. Seul bémol : des lampadaires installés tous les 50 mètres qui gâchent un peu l’ambiance d’exploration. Découverte d’Isabela Isabela est la plus grande île des Galápagos, mais elle reste bien plus sauvage et moins développée que Santa Cruz. Dès l’arrivée au petit port de Puerto Villamil, on comprend qu’ici, la vie suit un autre rythme. Pas de grandes infrastructures, quelques rues de sable, et une ambiance paisible où la nature est omniprésente. À l’arrivée, il faut s’acquitter d’une taxe locale de 10$. Rien que le trajet en bateau pour rejoindre l’île depuis Santa Cruz est une expérience en soi. Deux heures de traversée souvent agitée, où les dauphins viennent parfois

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van

Comment louer un van au Japon ? Retour d’expérience

Louer un van au Japon peut sembler intimidant au premier abord, surtout avec la barrière de la langue, les panneaux en kanji et la conduite à gauche. Pourtant, avec un peu de préparation, c’est une expérience incroyablement enrichissante qui permet une totale liberté de mouvement. Après quelques jours sur la route, tout devient instinctif : les panneaux sont souvent traduits en anglais, les conducteurs sont prudents et, avec un GPS, difficile de se perdre. C’est un moyen de transport idéal pour ceux qui veulent explorer le Japon autrement, loin des grandes métropoles et des circuits touristiques classiques. Comment louer un van au Japon Choisir son van Avant de prendre la route, il faut choisir son van. Plusieurs agences proposent des locations adaptées aux voyageurs étrangers, avec des options allant du simple van aménagé au camping-car plus spacieux. Je vous donne plus de détails sur mon article comment louer un van au Japon. Pour un road trip en couple, un van compact suffit largement. Facile à conduire, il passe partout et permet de se garer sans stress. L’intérieur est optimisé pour le rangement, avec tout le nécessaire pour cuisiner, dormir et même se connecter à Internet. La réservation se fait généralement en ligne, avec un acompte à verser pour bloquer le véhicule. Certains loueurs offrent des réductions si la réservation est effectuée plusieurs mois à l’avance ou pour une location longue durée. Un détail à prendre en compte pour optimiser son budget. Permis de conduire et formalités Petit détail administratif à ne pas négliger : un simple permis international ne suffit pas pour conduire au Japon. Il faut une traduction officielle du permis français en japonais, à obtenir auprès de la Japan Automobile Federation (JAF). Certains loueurs proposent de s’en occuper moyennant des frais supplémentaires, ce qui simplifie la démarche. Paiement et caution Le paiement de la location se fait généralement à la remise du van, en espèces ou par virement. Une caution est également demandée, restituée à la fin du séjour si le véhicule est rendu en bon état. Il est bon de prévoir du liquide, car certaines banques japonaises appliquent des frais élevés sur les paiements internationaux. Pourquoi louer un van au Japon La liberté de mouvement Avec un van, les contraintes horaires des transports en commun disparaissent. On peut s’arrêter où bon nous semble, adapter l’itinéraire en fonction des envies et de la météo. C’est aussi une opportunité unique de découvrir un Japon plus rural, loin des grandes villes comme Tokyo ou Kyoto. Explorer des lieux méconnus Sur la route, il n’est pas rare de tomber sur des temples isolés, des sanctuaires cachés ou des petits villages où le temps semble s’être arrêté. En plein été, lors d’une étape dans les Alpes japonaises, je suis tombé sur un petit sanctuaire niché au milieu de la forêt, totalement désert. Un vieux torii en bois marquait l’entrée, et un sentier serpentait entre des cèdres centenaires. Ce genre de découverte impromptue est impossible en train ou en bus. Un budget maîtrisé Le van combine transport, hébergement et cuisine. C’est une option économique pour un pays où le coût de la vie peut être élevé. Certes, il faut prévoir l’essence et quelques frais supplémentaires, mais cela reste bien plus abordable qu’un séjour en hôtel avec restaurants quotidiens. Les aires de repos japonaises sont nombreuses, souvent équipées de toilettes impeccables et parfois même de douches. Un pays sûr Le Japon est l’un des pays les plus sûrs du monde. Laisser ses affaires dans le van, dormir en pleine nature ou dans un parking de station-service ne pose aucun problème. C’est un vrai plus pour un road trip serein. Quand louer un van au Japon Une aventure possible toute l’année Chaque saison offre une expérience différente. Le printemps, avec la floraison des cerisiers, est une période idéale. L’automne, avec ses érables rougeoyants, est tout aussi magique. L’été est chaud et humide, mais en prenant un peu d’altitude, on trouve des températures plus agréables. En hiver, il faut prévoir un véhicule bien isolé, surtout si l’on veut explorer les montagnes enneigées. Trucs et astuces à savoir Un van bien équipé Les agences de location japonaises ont bien compris les besoins des voyageurs. La plupart des vans sont équipés d’un GPS (souvent via un iPad fourni), avec quelques giga-octets de data pour se repérer sur Google Maps. L’iPad contient aussi des applications pratiques pour localiser les supermarchés, les stations-service, les campings et même les onsens pour se détendre après une longue journée de route. À bord, on trouve généralement un petit réfrigérateur, une gazinière de camping, des ustensiles de cuisine, une table et des chaises pliantes. Certains vans incluent même une batterie auxiliaire pour recharger les téléphones et appareils photo sans avoir à rouler. Où dormir avec un van au Japon Le Japon est un pays très accueillant pour les voyageurs en van. Il existe plusieurs options pour passer la nuit : Lors d’une étape dans les montagnes de Nagano, j’ai trouvé un spot incroyable au bord d’un lac, totalement désert. En plein été, la fraîcheur de l’altitude était un vrai soulagement après la chaleur étouffante des plaines. J’ai pu profiter d’un lever de soleil spectaculaire sur les montagnes, avec une brume légère flottant au-dessus de l’eau. Un moment parfait que seuls les road trips en van permettent de vivre. Se laver sur la route Pas de douche dans le van ? Aucun souci, le Japon est le paradis des bains publics. Les onsens (sources chaudes naturelles) sont présents dans tout le pays et offrent une expérience unique après une journée de conduite. Il suffit de respecter les règles : se laver avant d’entrer dans le bain et profiter du moment de détente. Pour les solutions plus basiques, les toilettes publiques sont omniprésentes, toujours propres, et certaines disposent même d’eau potable pour remplir ses réserves. Pour les aventuriers, une baignade rapide dans une rivière de montagne fait aussi très bien l’affaire – avec du savon biodégradable, bien sûr. Rester connecté à Internet Bien que les

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village de gordes

Que faire un Week-end dans le luberon ?

Le Luberon est une région qui invite à l’évasion, surtout pour les amoureux de la nature et des villages authentiques. Situé dans le sud de la France, il offre un climat agréable une grande partie de l’année, mais mieux vaut éviter la pleine saison estivale si vous voulez profiter pleinement des paysages sans la foule. Nous y sommes allés en août, et même si certains coins étaient fréquentés, il suffisait de se lever tôt ou de s’éloigner un peu des sentiers battus pour retrouver un calme absolu. Quand partir pour un week-end dans le Luberon Le Luberon se visite toute l’année, mais chaque saison a ses avantages et ses inconvénients. Si vous venez en hiver, certains commerces et restaurants seront fermés, et les températures peuvent être fraîches, surtout en altitude. Le printemps et l’automne sont idéals pour profiter d’un climat doux et d’une affluence plus modérée. L’été reste une période magnifique, mais attendez-vous à croiser du monde, surtout en juillet et en août. Nous avons trouvé une bonne astuce : partir très tôt le matin pour les randonnées et profiter des villages en fin d’après-midi, une fois la chaleur et la foule dissipées. Comment visiter le Luberon Pour explorer la région, avoir son propre moyen de transport est indispensable. En voiture, moto ou même à vélo si vous êtes motivés, cela permet de relier les différents sites à voir sans contrainte. Il existe bien quelques bus, mais ils sont rares et ne desservent pas tous les lieux d’intérêt. Nous avons croisé plusieurs cyclistes qui parcouraient la région en mode bikepacking, et clairement, c’est une option tentante si vous aimez l’effort et les paysages magnifiques qui défilent au fil des kilomètres. Où dormir pendant un week-end dans le Luberon Que vous soyez adepte du camping sous les étoiles ou du confort d’un hôtel de charme, il y a de nombreuses options pour se loger. Pour éviter de trop bouger, il est préférable de choisir un hébergement central. Nous avons opté pour un petit gîte en pleine nature, entouré de champs de lavande, et c’était une expérience géniale. Le matin, le chant des cigales et l’odeur des herbes sauvages rendaient le réveil magique. Si vous voyagez en haute saison, pensez à réserver en avance, car les meilleures adresses partent vite. Que voir dans le Luberon pendant votre week-end Le Luberon regorge de villages perchés, de paysages impressionnants et de sites naturels fascinants. Chaque arrêt est une belle découverte, entre ruelles pittoresques, points de vue incroyables et spécialités locales à goûter absolument. Le village de Gordes Gordes est l’un des villages les plus emblématiques du Luberon. Classé parmi les plus beaux villages de France, il se dresse fièrement sur son promontoire rocheux. La première chose à faire avant même d’y entrer, c’est de s’arrêter sur la route pour admirer la vue panoramique sur le village. Le matin, la lumière rasante lui donne un charme fou. Une fois sur place, on déambule dans les ruelles pavées, on profite des petites boutiques artisanales et on fait une pause sur une terrasse ombragée. Pour les amateurs de culture, l’abbaye de Sénanque, entourée de champs de lavande, se trouve à quelques kilomètres et vaut le détour. Le Colorado Provençal de Rustrel Ce site est une véritable curiosité en France. Ancienne carrière d’ocre, le Colorado Provençal offre des paysages dignes du Far West avec des falaises rougeoyantes et des formations rocheuses sculptées par l’érosion. Il y a plusieurs sentiers de randonnée pour découvrir les lieux, dont une boucle d’environ 4 km qui traverse les plus beaux points de vue. Nous avons fait cette balade en fin de journée, et les couleurs sous la lumière dorée du soleil couchant étaient absolument incroyables. Un vrai décor de carte postale. Roussillon et ses ocres Autre joyau du Luberon, Roussillon est un village incontournable pour son architecture colorée et son Sentier des Ocres. En flânant dans les ruelles, on découvre des façades aux teintes allant du jaune pâle au rouge profond, témoins du passé minier de la région. Le Sentier des Ocres, lui, est une petite marche accessible qui plonge dans un décor presque irréel, où le sol et les falaises prennent des teintes éclatantes. On s’est bien amusé à immortaliser ces paysages avec des photos qui donnent l’impression d’être en plein désert américain. Le pont Julien Ce pont romain, construit en 3 av. J.-C., est une petite halte intéressante pour les amateurs d’histoire. Situé sur l’ancienne Via Domitia, il témoigne de l’ingéniosité des Romains et de leur capacité à bâtir des structures qui traversent les siècles. Le cadre est paisible, et c’est un bon endroit pour une pause pique-nique à l’ombre des arbres. Bonnieux et la vue imprenable Perché sur les hauteurs, Bonnieux offre l’un des plus beaux panoramas du Luberon. Après avoir gravi ses escaliers et ruelles escarpées, on atteint l’église haute d’où la vue s’étend sur toute la vallée. Un matin, alors que nous y étions seuls, un couple de randonneurs est venu s’asseoir non loin, savourant leur café face au paysage. On a discuté quelques minutes, et ils nous ont conseillé une randonnée peu connue menant à une petite cascade cachée dans la forêt. C’est exactement ce genre de rencontre qui rend les voyages encore plus mémorables. Bilan du week-end dans le Luberon Le Luberon est une destination parfaite pour un week-end de déconnexion totale. Entre ses villages perchés, ses paysages de carte postale et ses sentiers de randonnée, il y a largement de quoi remplir trois jours sans s’ennuyer. Ce qui nous a particulièrement marqués, c’est cette impression de voyager dans le temps en traversant ces villages qui ont su garder leur authenticité. Nous avons adoré cette région pour son côté nature et ses contrastes : des falaises ocres dignes de l’Ouest américain, des champs de lavande et des oliveraies à perte de vue, des petites places ombragées où il fait bon prendre un café en observant la vie locale. C’est aussi un terrain de jeu idéal pour les amateurs d’activités de plein air. Que vous

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Ultra trail: Ma traversée du GR20 en seulement 3 jours

Traverser le GR20 en 3 jours, c’est un sacré défi. Un peu fou, certes, mais l’idée de se mesurer à l’un des sentiers les plus exigeants d’Europe en mode ultra-léger, ça me trottait dans la tête depuis un moment. Après plusieurs trails et randonnées longues distances, c’était le moment de passer à l’action. Ce guide partage mon expérience et donne les clés pour ceux qui voudraient tenter l’aventure. Quand faire le GR20 en 3 jours La meilleure période pour s’attaquer au GR20 en mode rapide s’étend de mi-juin à mi-septembre. J’ai choisi de partir début août, un choix stratégique pour éviter la neige sur les hauteurs et maximiser les chances d’avoir une météo clémente. Bien sûr, la montagne reste imprévisible et un orage surprise peut toujours venir pimenter le parcours. Comment aller en Corse et rejoindre le départ Le trajet jusqu’en Corse La manière la plus rapide reste l’avion. Un vol direct Marseille-Bastia me dépose en une heure. Pour ceux qui voyagent en voiture, le ferry est une bonne option. Depuis Nice ou Toulon, plusieurs compagnies assurent la liaison. Rejoindre le départ du GR20 Une fois à Bastia, plusieurs choix s’offrent à moi pour rallier Calenzana, le point de départ : Le bus : Un premier trajet de l’aéroport au centre de Bastia, suivi d’un second bus pour Calvi, puis un dernier jusqu’à Calenzana. Le train : Un itinéraire sympa, mais nécessitant ensuite un bus ou un taxi. La voiture : Si vous êtes venus en ferry, c’est l’option la plus simple. J’opte pour le bus, un choix économique et efficace. Le matériel pour le GR20 en mode ultra-léger Avec un timing serré et un parcours exigeant, chaque gramme compte. Voici l’équipement que j’ai emporté : Chaussures de trail solides et récentes Sac de 12 litres Réserve d’eau de 1,5 L (avec des points d’eau réguliers sur le chemin) Veste imperméable type Gore-Tex Casquette et lunettes de soleil Frontale (utilisée environ 3h par jour) Une paire de chaussettes de rechange Crème anti-frottement Trousse de secours (Compeed, bandages, antiseptique, couverture de survie) Gels et barres énergétiques Trois sachets de nourriture lyophilisée De l’argent liquide pour les refuges et repas Jour 1 : De Calenzana à l’Hôtel de Vergio Départ à 3h du matin sous une belle nuit étoilée. Les premiers kilomètres sont exigeants, la montée vers le col de Bonifatu met directement dans le bain. Je profite d’un lever de soleil absolument grandiose sur les reliefs corses. Une sensation de liberté immense. Le passage du Cirque de la Solitude, fermé à cause des éboulements, nous oblige à emprunter la variante par la Pointe des Éboulis. Une montée infernale, raide et interminable. Le vent se lève, glaçant, alors que la fatigue commence à peser. Mais une fois en haut, la vue sur les sommets environnants fait oublier la douleur. À la bergerie de Ballone, petite pause stratégique : un sandwich au fromage corse et un Coca bien frais redonnent un coup de boost. Je repars d’un bon pas vers le refuge de Ciottulu di I Mori, où la descente commence à tirer sur les jambes. Après 14h de marche, 48 km et 5300 mètres de dénivelé positif, j’atteins enfin l’hôtel de Vergio. Une douche chaude et un bon repas sont un luxe absolu après une journée pareille. Jour 2 : De l’Hôtel de Vergio au Col de Verde Le réveil sonne à 2h du matin. Le corps proteste un peu après la journée d’hier, mais l’excitation prend rapidement le dessus. Après un café avalé en vitesse, je repars dans l’obscurité. La montée vers la Bocca Alle Porte est raide, mais à mesure que le jour se lève, le spectacle des lacs de Capitello et Melo en contrebas efface la fatigue. L’eau limpide, encadrée par les crêtes escarpées, est une pure merveille. Les sentiers sont plus roulants sur cette portion, ce qui permet d’allonger la foulée. J’arrive à Vizzavona en début d’après-midi, l’endroit idéal pour une pause ravitaillement. Au programme : Coca, bananes et un plat de pâtes englouti en un temps record. L’énergie revient vite, et c’est reparti pour la seconde partie de la journée. De Petra Piana à Honda, j’opte pour la variante des crêtes. Une alternative plus courte et nettement plus belle. Les panoramas s’enchaînent, avec des vues plongeantes sur les vallées environnantes. Malgré la beauté des paysages, la fatigue commence à peser et la montée au col de Vizzavona est une vraie épreuve. Le souffle est court, les jambes lourdes, mais je tiens bon. La dernière descente vers le refuge de Capannelle est un supplice pour les genoux. Quand j’arrive au Col de Verde après 17h d’effort, 71 km et 4600 mètres de D+, il est déjà 19h30. Mauvaise surprise : le refuge ne sert plus de repas à cette heure-là. Heureusement, le gardien, bien que bourru, accepte de me préparer un sandwich improvisé. Ce n’est pas un festin, mais après une journée pareille, chaque bouchée est précieuse. Il me prête même un duvet, un petit luxe bienvenu avant une courte nuit de repos. Jour 3 : Du Col de Verde à Conca Départ à 3h du matin pour la dernière journée, la plus longue mais aussi la plus symbolique. Les premières heures se font dans la pénombre, rythmées par le bruit des bâtons frappant la roche et le souffle régulier de l’effort. Le sentier serpente entre les pins, offrant un réveil progressif aux muscles encore engourdis. Au lever du jour, j’atteins le Monte Alcudina, point culminant du Sud du GR20. L’air est vif, le soleil commence à dorer les crêtes. Une pause rapide pour admirer la vue et je repars, sachant que la descente sera longue et éprouvante. Le terrain devient plus roulant, mais les jambes sont déjà bien entamées après deux jours d’effort intensif. Arrivé au refuge d’Asinau, je prends un moment pour recharger les batteries avec un simple pain-fromage saucisson, un classique qui fait toujours son effet. Autour de moi, d’autres randonneurs en mode classique regardent avec étonnement le peu d’équipement que je transporte. «

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Les rivières de Longzi

A la découverte des rizières en terrasse de Longsheng

Les rizières en terrasse de Longsheng sont un véritable joyau du Guangxi, en Chine. Surnommées « l’échine du dragon », elles s’étendent sur plus de 65 km et offrent un spectacle époustouflant, changeant au fil des saisons. Situées autour des villages de Ping’an et Dazhai, elles forment un labyrinthe de terrasses sculptées par des générations de cultivateurs. Quand visiter les rizières en terrasse de Longsheng Une seule récolte de riz a lieu chaque année, ce qui influence le paysage selon la période de visite. Fin mai et début juin, les terrasses se remplissent d’eau, offrant un effet miroir saisissant. Entre juillet et septembre, elles se parent d’un vert intense avec le riz en pleine croissance. Fin septembre et début octobre, les rizières prennent une teinte dorée, annonçant la récolte. Nous avons choisi de nous y rendre début août. Sous un soleil radieux, les rizières ondulaient sous le vent, et l’atmosphère était particulièrement paisible au petit matin, lorsque les premiers rayons du soleil effleuraient les terrasses. Comment visiter les rizières en terrasse de Longsheng En bus Les rizières se trouvent à environ 100 km de Guilin. Des bus directs partent chaque jour depuis la station Qin Tan de Guilin (environ 50 yuans pour 2h30 de trajet). Depuis Yangshuo, comptez 70 yuans et environ 4 heures de trajet. Il est possible de prendre une excursion à la journée depuis Guilin ou Yangshuo, mais passer une nuit sur place est la meilleure option pour profiter pleinement de l’ambiance. L’entrée aux rizières coûte 95 yuans par personne. Où visiter les rizières en terrasse de Longsheng Ping’an ou Dazhai Il existe plusieurs accès aux rizières, principalement via les villages de Ping’an et Dazhai. Ping’an est plus fréquenté et aménagé, tandis que Dazhai reste plus authentique, avec une immersion plus profonde dans la culture locale. J’ai opté pour Dazhai et je ne l’ai pas regretté : les hameaux perchés sur les collines, reliés par des chemins pavés, dégagent une sérénité absolue. En fin d’après-midi, j’ai suivi un sentier menant à un point de vue isolé. Là-haut, un vieil homme sirotait un thé en regardant les rizières. Il m’a invité à m’asseoir et, malgré la barrière de la langue, nous avons partagé un moment simple mais mémorable, à contempler le paysage en silence. Se loger dans les rizières en terrasse de Longsheng Les villages de Dazhai et Ping’an disposent de nombreuses guesthouses offrant une vue imprenable sur les rizières. Dazhai est divisé en plusieurs hameaux, reliés entre eux par des sentiers pavés. Chacun a son charme, et il est possible de choisir un hébergement selon la vue souhaitée. Les habitants ne parlent généralement pas anglais, mais avec quelques gestes et Google Traduction, on finit toujours par se comprendre. J’ai trouvé une petite auberge familiale perchée à flanc de colline. Pour 90 yuans, j’avais une chambre avec balcon et une vue splendide sur les terrasses. Le matin, en ouvrant les volets, j’ai assisté au réveil du village : des cultivateurs partant dans les champs, des enfants jouant sur les sentiers, et une légère brume flottant au-dessus des rizières. Après un petit déjeuner à base de riz gluant et de légumes frais, j’étais prêt à explorer davantage. À faire dans les rizières en terrasse de Longsheng Se balader au milieu des rizières C’est évidemment l’activité principale. Les sentiers serpentent entre les terrasses et permettent d’accéder à plusieurs points de vue spectaculaires. Les noms donnés aux belvédères, comme « Music from Paradise » ou « Thousand Layers to the Heaven », ajoutent une touche poétique à l’expérience. J’ai passé des heures à me perdre dans ces chemins, m’arrêtant régulièrement pour admirer la façon dont la lumière jouait avec les reflets de l’eau dans les rizières. Randonnée de Dazhai à Ping’an Une magnifique randonnée d’environ 4 heures relie les deux villages. Le sentier traverse des paysages variés, entre forêts de bambous et rizières en terrasse. Ce jour-là, le temps était idéal : un ciel légèrement voilé, empêchant la chaleur d’être écrasante. En chemin, j’ai croisé une femme âgée portant un lourd panier sur le dos, remplis de légumes et de bois. Elle s’est arrêtée pour me montrer un raccourci menant à un petit temple caché. Une pause inattendue mais magique, loin des circuits touristiques habituels. Prendre le téléphérique À Dazhai, un téléphérique permet de rejoindre le sommet des rizières. C’est une option pratique pour ceux qui ne souhaitent pas marcher, mais l’expérience est bien plus marquante à pied. Je l’ai simplement observé de loin, préférant l’effort des sentiers et les rencontres qui viennent avec. Bilan Les rizières en terrasse de Longsheng sont un spectacle naturel fascinant, où la main de l’homme a sculpté la montagne avec une précision et une patience remarquables. Malgré le développement touristique, notamment avec l’arrivée du téléphérique et l’amélioration des routes, l’endroit conserve encore une authenticité précieuse, surtout en séjournant dans les villages comme Dazhai. Ce voyage m’a marqué par la beauté des paysages, bien sûr, mais surtout par les rencontres. Comme cette famille qui m’a invité à partager un repas improvisé dans leur petite auberge : du poisson grillé, du riz fraîchement récolté et une soupe aux herbes du jardin. Un moment simple, mais qui illustre parfaitement ce que j’aime dans le voyage : la découverte, l’échange et ces instants suspendus hors du temps. Si vous aimez la randonnée, les grands espaces et l’immersion dans la culture locale, alors prenez le temps d’explorer ces rizières. Le matin, lorsque la brume s’accroche aux sommets, et le soir, quand la lumière dorée caresse les terrasses, vous comprendrez pourquoi ce paysage est unique.

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