Ma visite de Oslo

Dormike Oslo

Je débarque à Oslo en milieu d’après-midi. Le soleil semble déjà bien bas, mais en Norvège, c’est un peu la norme. La ville s’étend tranquillement au fond d’un immense fjord, donnant à la capitale norvégienne une atmosphère à mi-chemin entre ville et nature sauvage. C’est exactement ce que j’aime : pas trop citadin, mais quand même animé, le tout avec ce petit côté aventure nordique qui donne envie de sortir immédiatement explorer les environs.

Sac sur le dos, chaussures de rando aux pieds (je les quitte rarement, même en ville), je commence à parcourir les rues. Première étape : le quartier autour de la cathédrale, la fameuse Domkirken.

Domkirken

Je ne suis pas très porté sur les édifices religieux, mais celui-là vaut le coup d’œil avec ses bas-reliefs incroyablement détaillés. En examinant de près, je croise une famille norvégienne dont le père tente péniblement d’expliquer à ses enfants l’histoire du bâtiment. Pas sûr que les petits soient passionnés par la leçon d’histoire, mais je leur souris en passant, amusé par la scène.

L’opéra

Je continue vers le front de mer en direction de l’opéra.

Je l’avais repéré bien avant le voyage. Il paraît que c’est inspiré de l’opéra de Sydney, mais avec une touche nordique bien plus brute. Ce qui frappe en arrivant, c’est cette impression que le bâtiment émerge de la mer. Un vrai iceberg en béton blanc sur lequel on peut carrément marcher. L’endroit sert de plage l’été, de piste de ski l’hiver, bref : typiquement norvégien, polyvalent et fonctionnel, avec une vue imprenable sur le fjord.

Je grimpe sur le toit, profitant de la lumière dorée du soir. J’engage la conversation avec une jeune fille installée là avec son thermos de café (équipement indispensable en Norvège, visiblement). Elle s’appelle Hanna, est étudiante en biologie marine, et m’explique en riant que la sculpture flottante devant nous, appelée « She Lies »,ressemble à un iceberg échoué mais est surtout là pour empêcher les paquebots d’approcher trop près de l’opéra.

She lies

Un détail pratique déguisé en œuvre d’art, encore une fois typiquement norvégien. Elle me conseille aussi d’aller jeter un œil aux quartiers alentours, car c’est là qu’on sent le vrai Oslo, pas celui des cartes postales. Je prends bonne note et la remercie avant de poursuivre ma balade.

Balade urbaine entre Palais Royal, rencontres locales et premières impressions norvégiennes

Le soleil descend vraiment maintenant, projetant ses derniers rayons sur les façades vitrées. Je fais quelques photos puis je décide de marcher vers Karl Johans gate, la rue principale. Ça grouille gentiment de vie, tout en restant calme et détendu. Des skateurs font des figures devant des statues historiques, créant un contraste improbable mais fascinant.

Je passe devant le Parlement, un imposant bâtiment à l’architecture sobre mais puissante. À ma grande surprise, tout est accessible ici. Même le Palais Royal, vers lequel je me dirige maintenant, semble presque ouvert à tous les vents. On peut s’approcher très facilement du bâtiment, presque trop facilement. En France, j’aurais déjà croisé dix policiers ou militaires. Ici, rien, juste quelques touristes japonais prenant des selfies devant un garde qui ne bouge pas d’un millimètre.

Sur le chemin du retour, je m’arrête pour manger un morceau dans une petite échoppe où on vend des sandwiches garnis de saumon fumé maison (forcément). Le type derrière le comptoir, Erik, engage la conversation quand il voit mon sac à dos. Il me parle aussitôt de ses endroits préférés pour faire du bivouac autour d’Oslo, et on échange des astuces sur le matériel de survie. J’adore cette facilité à parler de nature et d’aventure avec les Norvégiens ; on sent que c’est profondément inscrit dans leur culture.

Je termine la journée en retournant sur le quai, face à l’opéra, pour profiter une dernière fois de la vue nocturne sur le fjord éclairé par les lumières douces de la ville. Un couple âgé passe lentement devant moi, main dans la main, en me lançant un sourire paisible. Je leur rends le geste, appréciant ce calme typiquement scandinave.

Le froid commence à se faire sentir, mais honnêtement, je suis déjà conquis. Oslo n’est peut-être qu’une introduction, mais cette première journée annonce parfaitement la couleur : des rencontres simples et chaleureuses, une ville qui vit harmonieusement avec la nature, et surtout, cette promesse d’aventures sauvages qui m’attendent au-delà des murs urbains. Demain, direction Bygdoy et ses Vikings, et une immersion encore plus profonde dans la Norvège que j’aime tant.

Ça ne fait que commencer.

Les photos de ma journée :

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