1 journée à Manuel Antonio Costa Rica

Manuel antonio plage parc

Après avoir quitté Monteverde au petit matin, j’ai entrepris un trajet en direction de la côte Pacifique, visant le village pittoresque de Manuel Antonio. Le parcours, d’environ 4 heures, m’a offert des panoramas variés, passant des montagnes brumeuses aux plaines côtières baignées de soleil. En chemin, j’ai traversé la ville de Quepos, porte d’entrée vers Manuel Antonio, réputée pour sa marina animée et son ambiance chaleureuse.​

À mon arrivée, j’ai été accueilli par une brise marine rafraîchissante et le doux parfum de l’océan. Manuel Antonio, bien que petit, déborde de charme avec ses ruelles bordées de boutiques artisanales, de cafés conviviaux et de restaurants proposant des spécialités locales. Après m’être installé dans un hébergement offrant une vue imprenable sur l’océan, j’ai pris le temps d’explorer le village. Les habitants, souriants et accueillants, m’ont partagé des anecdotes sur la région et conseillé des endroits à visiter.​

Exploration du parc national Manuel Antonio

Ce matin-là, j’ai rejoint mon guide à l’entrée du parc national de Manuel Antonio, sac léger, appareil photo chargé, prêt à en prendre plein les yeux. La chaleur était déjà bien installée, mais l’ombre dense de la forêt tropicale la rendait supportable. Mon guide, un passionné aux yeux qui brillent à chaque bruissement, connaissait chaque recoin, chaque cri.

On a à peine marché quelques minutes qu’un singe capucin nous a regardés de sa branche. Plus loin, un paresseux à trois doigts somnolait en boule, accroché à une liane, presque flou dans l’humidité. Un iguane prenait le soleil sur un tronc couché. Et entre deux feuilles, une minuscule araignée-banane me fixait avec ses pattes repliées.

Je mitraillais tout. À un moment, le guide m’a désigné un criquet incroyable, rouge vif avec des reflets bleus métalliques — une vraie œuvre d’art vivante. Il m’a aussi montré un serpent fer-de-lance, parfaitement camouflé, tapi dans le feuillage. Flippant et fascinant à la fois. Je me suis rendu compte qu’on ne voit rien si on ne prend pas le temps. Ici, tout se mérite : chaque observation est un cadeau.

Détente sur les plages paradisiaques du parc

Manuel antonio plage parc

Après deux heures à crapahuter dans la forêt humide, à scruter chaque branche, chaque tronc, le guide m’a conduit jusqu’à une plage protégée, celle qui se cache au cœur du parc, accessible uniquement à pied. Dès qu’on a passé le rideau de feuillage, j’ai été frappé par la beauté du lieu : du sable blanc éclatant, une eau turquoise calme, et personne autour. Juste moi, le bruit des vagues, et quelques crabes bleus qui détalaient sur le rivage.

J’ai enlevé mes chaussures et avancé lentement dans l’eau. Elle était tiède, presque douce. J’ai nagé quelques minutes, seul dans cet écrin naturel, avant de revenir m’allonger sur le sable. Le guide était resté à l’ombre, assis contre un cocotier. Il m’a lancé une banane (vraie, cueillie le matin même), et on a grignoté en silence, face au Pacifique. J’ai regardé mon appareil photo — plein d’images de cette matinée irréelle. Et pourtant, j’étais encore loin d’avoir tout vu.

Fin de journée à Quepos, entre rencontres locales et fiesta imprévue

Quand j’ai quitté le parc en fin d’après-midi, la lumière dorée commençait à filtrer entre les palmiers. Je me suis dirigé vers la plage publique de Manuel Antonio, plus animée, où les familles costariciennes viennent se baigner et pique-niquer. L’ambiance y est radicalement différente : enfants qui courent, vendeurs de granizados, musique qui sort d’une enceinte posée dans le sable. Je me suis posé pas loin d’un petit groupe de jeunes. Ils m’ont lancé un « ¡Pura vida! » et une bière fraîche. Et voilà, le ton était donné.

Ils m’ont invité à les suivre le soir à Quepos. J’ai hésité deux secondes. Puis j’ai sauté dans leur voiture. On a roulé avec les fenêtres ouvertes, la radio à fond, direction le centre. Le port était calme, mais dans une ruelle plus loin, un bar local balançait de la cumbia. On a dansé, mangé des œufs mimosa bizarres mais bons, parlé en espagnol bancal. À un moment, l’un d’eux m’a montré une photo de paresseux sur son téléphone — comme pour dire : « tu vois, c’est aussi ça, notre pays ». Et j’ai souri. Parce qu’il avait raison.

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